Transition démocratique : le petit déjeuner qui avait tout changé…

Le Président Rossen Plévnéliev et les Présidents Jéliu Jélév (1990-1997) et Guéorgui Parvanov (2002-2012) ont pris part au petit déjeuner à l'Ambassade de France à Sofia en célébrant le 25e anniversaire de la visite du Président de la République Française François Mitterand en Bulgarie et son petit déjeuner avec 12 intellectuels
Photo: BTA


Il y a 25 ans, François Mitterrand – récemment reconduit dans ses fonctions à l’Elysée, entamait une visite d’Etat symbolique. Arrivé à Sofia avec une volonté de renouer le dialogue avec le Bloc de l’Est, le Président français avait rencontré l’homme fort du régime communiste de l’époque – Todor Jivkov, avant de s’entretenir avec un groupe d’étudiants et d’enseignants de l’Université de Sofia. Désireux d’aller au-delà des apparences et de remettre la question du déficit démocratique à l’ordre du jour de la classe politique bulgare, Mitterrand rencontre également une douzaine d’intellectuels, connus pour leurs prises de position hostiles à l’égard de la dictature communiste. L’entrevue, organisée à l’occasion d’un petit déjeuner à l’Ambassade de France, est restée gravée dans la mémoire collective, comme un signe avant-coureur des bouleversements sociopolitiques profonds, qui allaient ébranler notre pays à la fin de 1989. Un quart de siècle plus tard, trois Présidents bulgares (Jéliu Jélev, Guéorgui Parvanov et Rossen Plevnéliev) se sont donné rendez-vous au même endroit, pour commémorer cet événement en présence du ministre français aux Affaires européennes Thierry Repentin, qui avait fait le déplacement.

Al.Chéloudko, Bl.Dimitrova et K.Tchervenkova autour du Président Mitterand. Photo: archives BTAS’exprimant à la tribune d’un forum, organisé à l’Université de Sofia, le Président de cette vénérable institution, le Professeur Ivan Iltchev, est revenu sur la portée historique de la visite de François Mitterrand :

« Cette main tendue par le Président de la République française, était à l’image de l’effervescence qui régnait en Bulgarie à la fin des années 1980. L’Université de Sofia était le creuset des revendications adressées au régime totalitaire par une jeunesse qui aspirait au changement ! »

Dans son discours, le Professeur Iltchev a fait également allusion aux manifestations anti-gouvernementales, organisées en Bulgarie depuis plusieurs mois, en soulignant le rôle de l’Université en tant que plate-forme de débat, ouverte aux penseurs et aux activistes de tous bords.

Egalement présent dans l’hémicycle de l’Université de Sofia, qui a accueilli cette discussion, le ministre français aux Affaires européennes Thierry Repentin, est intervenu pour rappeler l’importance des relations franco-bulgares dans la perspective de la construction européenne.

 



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