Le drame autour de la réforme du code électoral recommence

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Photo: BGNES

Nous sommes à quelques jours de la dissolution de l’Assemblée nationale et de l’annonce de la date des élections anticipées, pourtant la tension politique dans les rangs des députés augmente, de nouveau au sujet du changement du mode de scrutin. Mardi, la commission aux Affaires juridiques a refusé d’inclure à l’ordre du jour la discussion sur les résultats du référendum au sujet du scrutin majoritaire souhaité par la majorité des votants le 6 novembre. La procédure a été demandée par GERB, mais toutes les autres formations politiques s’y sont opposées, sans exception. Seul contre tous, GERB n’a pas renoncé et a l’intention de réitérer sa demande.

En effet, la plupart des députés de toutes les autres forces politiques ne souhaitent pas le passage du scrutin proportionnel au scrutin majoritaire, deux mois avant les élections anticipées. Même le Président nouvellement élu Roumen Radev s’est dit perplexe et a demandé pourquoi fallait-il raviver le débat sur le scrutin au sein de la 43e Assemblée nationale qui sera dissoute dans quelques jours ? En plus, certains font pression pour que la vie du parlement soient prolongée. Le nouveau Président a été très clair, il dissoudra l’Assemblée dès le premier jour de la prise de ses fonctions, c’est-à-dire le 22 janvier, lorsqu’il désignera aussi les membres du nouveau gouvernement.

Ce jeu autour du changement du scrutin à la veille d’élections est de l’avis de nombreux experts un jeu dangereux, ils mettent en garde contre l’apparition d’un tel précédent. Certains sociologues commentent que de telles manipulations peuvent réduire les parlementaires à un instrument des jeux de pouvoir et délégitimer l’institution.

GERB sait cela très bien et s’il insiste à faire changer le code c’est parce  que le scrutin majoritaire est dans son intérêt. D’autre part, les citoyens se sont prononcés clairement « pour » le changement du scrutin et il faut un jour prendre en compte les résultats du référendum. Qu’en sera t-il de cette affaire, nous sauront après les élections et ce n’est pas dans longtemps, car elles sont prévues pour mars-avril.

Version française : Miladina Monova 


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