Au Musée d’Histoire de Kustendil les enfants apprennent comment vivaient leurs ancêtres

Photo: archives personnelles

Qu’est –ce qu’un cadran solaire? Comment mesurait-on le temps dans l’antiquité ? L’atelier qui ouvre ses portes les 16, 17 et 18 mars au Musée d’Histoire de la ville répondra à toutes ces questions. Cela fait déjà trois ans que ces ateliers sont organisés tous les mois sur des thèmes différents. Les jeunes visiteurs apprennent comment on cuisait le pain, comment on assemblait les mosaïques antiques ou encore comment on confectionnait les mocassins en peau de porc? En général les enfants qui se retrouvent dans un musée sont un peu perdus, parce qu’ils ne comprennent pas vraiment ce qu’ils voient. Et c’est la mission des cours dispensés - leur expliquer avec des mots simples ce qui éveillera leur intérêt et leur permettra d’engranger des connaissances utiles pour plus tard.

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Miroslava Taskova du Musée de Kustendil parle de cet atelier:

 „Nous choisissons les thèmes des ateliers en fonction d’un événement d’un mois donné – histoire, traditions, fête, qui  est évoquée dans les collections exposées. Pour le mois de mars, par exemple nous avons choisi le thème du printemps, célébré le 21 mars, le premier jour de cette belle saison. Cette fête est célébrée non seulement dans notre ville, elle nous vient de l’époque des anciens habitants de la région, les Thraces. Nous avons fait le rapport avec l’équinoxe du printemps, avec la succession des saisons, du jour et de la nuit ainsi qu’avec la mesure du temps, une pratique connue dans l’antiquité “.

Les enfants s’inspirent d’un des plus anciens calendriers connus en Europe qui se trouve dans notre musée et qui date de plus de 6 millénaires. Le calendrier a été découvert sur un site de fouilles archéologiques non loin de Kustendil à la fin des années 90 du siècle dernier. Il a été gravé sur la base de la maquette miniaturisée d’un four en argile.

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„ Ces fours en argile sont très répandus à l’époque chalcolithique. L’objet est entièrement strié de petits traits. La poignée est de forme zoomorphe et sa base représente une espèce de table avec les jours d’un mois lunaire et les mois d’une année“, poursuit Mirsolava Taskova.

Dans l’antique Pautalia (l’actuelle Kustendil) les archéologues tombent sur un socle en granit destiné à recevoir un cadran solaire, ce dernier a disparu mais le socle de granit se trouve aujourd’hui dans la cour du musée. Probablement le cadran solaire était en forme de demi sphère et il ornait la façade d’un bâtiment public.

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„Sur le socle il y a une inscription votive, œuvre des architectes qui ont construit le bâtiment au cadran solaire.  Le bâtiment pourrait être la basilique de l’antique Pautalia, édifiée du temps de l’empereur Hadrien (117-138) ou d’une autre basilique liée au culte impérial de l’époque romaine. Aujourd’hui au centre de Kustendil, devant la mairie on peut voir une reconstitution de ce cadran solaire “.Cette année nous façonnons les cadrans solaires en argile blanche. Nous commençons par la demi sphère sur laquelle nous gravons les 12 chiffres du cadran proprement dit et fichons les aiguilles au centre. Les enfants apprennent que le cadran solaire mesure le temps lorsque l’ombre de l’aiguille tombe sur le cadran et que cette ombre se déplace en suivant le mouvement de la Terre qui tourne autour du Soleil. Nous modelons le calendrier dans de l’argile brune, nous modelons seulement la plaque inférieure qui est facile à faire. Ensuite nous passons aux 30 petits carrés constitués de lignes horizontales et verticales, le nombre des lignes  indiquant les phases lunaires. Ils dessinent aussi un petit carré vide qui correspond à la nouvelle lune. Ensuite les enfants indiquent les jours du mois en traçant des lignes pour chaque jour selon le mouvement de la lune. “

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Ces travaux pratiques sont très passionnants aussi bien pour les moniteurs que pour les jeunes apprentis horlogers. Et au final Miroslava Taskova revient sur le grand bonheur de travailler avec les enfants, elle évoque leur ouverture d’esprit et leur sincérité. Dans ces contacts, poursuit-elle, les enfants apprennent plein de choses et en retour ils nous offrent l’émotion de l’échange spontané et nous autres, le plaisir de leur être utile avec nos connaissances.“

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Version française Roumiana Markova 

Photos: archives personnelles
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