Nouvelle Assemblée nationale, nouveau gouvernement : chaque chose en son temps!

Malgré les intentions de Boyko Borissov de former un nouveau gouvernement avant la fin avril, ce dernier ne devra pas voir le jour avant le début du mois de mai.
Photo: BGNES

Les députes de la nouvelle 44e Assemblée nationale sont convoqués demain, 19 avril, pour leur première séance, qui, après les échanges de politesses et autres déclarations protocolaires, devra dans un deuxième temps préparer le terrain pour le vote du nouveau gouvernement de la Bulgarie. Pendant le long week-end pascal, les représentants du parti GERB, qui a remporté les élections, ont fait savoir que le prochain gouvernement de la Bulgarie sera prêt dans les premiers jours du mois de mai, après le 4 probablement.  Un léger décalage par rapport aux premières déclarations du leader de GERB et futur premier ministre, Boyko Borissov qui pensait présenter son nouveau gouvernement avant la fin avril.

Sinon, le parti GERB et les « Patriotes unis » ont validé la semaine dernière leur programme de gouvernance pour un mandat complet de 4 ans, un document-cadre de 21 pages qui devrait progressivement être détaillé et étoffé au point d’en comporter pas moins de 200. Mais pour que tout se passe dans les règles, et surtout pour éviter les faux bonds et les éventuelles mauvaises surprises, les deux partenaires doivent impérativement signer un accord qui devra couvrir la totalité de leur mandat de quatre ans. Les négociations sur le texte de cet accord sont prévues cette semaine et devront rapidement être finalisées. Toujours à la demande de GERB, le document final sera signé par Boyko Borissov en tant que leader de GERB et par les leaders des trois formations qui constituent les « Patriotes unis », à savoir Valéry Siméonov, Krassimir Karakatchanov et Volen Sidérov.  Et si GERB tient à ce point à cet accord qui engagerait toutes les parties, c’est pour ne pas reproduire les erreurs du gouvernement précédent avec les pas de danse hésitants et les volte-face imprévisibles du Bloc réformateur. De leur côté, les « Patriotes unis » tiennent à ce que l’accord en question engage les parties à faire des mises-au point hebdomadaires sur toutes les questions importantes liées à la gouvernance du pays. Tout cela probablement pour empêcher le « grand partenaire » d’en faire qu’à sa tête, sans prévenir les autres…

D’après les observateurs politiques, les partenaires au futur gouvernement se sont grosso modo entendus sur tous les sujets et tout porte à croire que GERB n’aura aucun problème à faire passer la présence des nationalistes à ses côtés auprès de Bruxelles, car il est largement majoritaire et bien connu au sein du PPE. De toute façon, l’appartenance à un parti européen n’est pas un indicateur de stabilité politique, comme on a pu le constater lors du précédent gouvernement Borissov, lorsque la présence du Bloc réformateur, membre du PPE, n’a pas pu empêcher l’éclatement de la coalition.



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