„Poussière d’Or 2017“ – le secret est dans l’innovation et la continuité

Telle est la ferme conviction exprimée à l’unanimité par les organisateurs du Festival Folklorique International, qui s’est déroulé fin juillet au village de Tchélopetch. A l’affiche du festival Poussière d’Or, le quatrième de ce joli nom on avait programmé des événements multiples et variés, qui, une fois de plus ont attiré un nombreux public. Cette 4e édition du festival de Tchélopetch s’est déroulée en parallèle avec le Festival Folklorique International Vitocha, qui s’est tenu à Sofia. Les artistes étaient venus de tous les coins du monde - Chili, Brésil, Turquie, Chine, Indonésie, Argentine… et bien sûr les petits et les grands danseurs bulgares de Tchélopétch et de Sofia. Quatre jours durant, le parc aux portes de Tchélopetch a résonné des chansons et des danses en plein air. Le règlement du concours ne concernant que les interprètes et les ensembles bulgares. Un des ensembles récompensés cette année est celui de Maria Lechkova, une des chanteuses des Mystères des Voix Bulgares. Elle parle du festival tel que l’ont vu les artistes amateurs – ces gens simples aux professions différentes qui consacrent leur temps libre et leur amour à notre inépuisable folklore.

« Cette fête du folklore est une merveilleuse aventure pour les gens de la région – dit Maria Lechkova. – Nous avons commencé avec la chorale féminine à trois voix qui existe depuis quatre décennies. Nous avons revisité le répertoire, nous avons accueilli des voix nouvelles ; nous chantons à capella ce qui est dans la plus pure tradition. Nous avons aussi un groupe plus récent, de chant masculin, de même qu’un groupe d’adolescents parce que les parents veulent que leurs enfants connaissent et chantent notre folklore. »

Les artistes indiens qui interprètent des danses classiques et folkloriques de leur pays étaient présents dès la première heure au festival Poussière d’Or. Cette année, il y a un nouveau venu, le groupe Spandan, ou Battement de Coeur.

Falguni Hiren est à la tête du groupe fondé en 1989 et explique qu’ils viennent de l’Etat du Gujarat. Ils tournent à travers le monde depuis 2001 mais sont en Bulgarie pour la première fois. Et Falguri Hiren dit la joie de ses collègues danseurs d’avoir connu Tchélopétch, la beauté et le calme de ce beau village niché dans un écrin de verdure au pied des montagnes alentour.

Jorge Andres Aguirre dirige les musiciens qui accompagnent les danseurs du groupe Expresion Latino Аmerikana d’Equateur.Fondé en 1981, le groupe est un ambassadeur de son pays à des forums prestigieux et lauréat de nombreux prix.« Je suis musicien professionnel - dit Jorge Aguirre, - je suis à la tête du groupe Ayllu Llakta à l’Université de Cuenca. Nous sommes heureux de l’accueil chaleureux du public bulgare. »

Hadji Momtchilo Mocho Vessovic, directeur de l’ensemble  Cajavec de Banja Luka en Bosnie – Herzégovine, ne tarit pas d’éloges sur le festival. Il dit sa grande joie d’avoir connu « ce beau village de Tchélopetch, son ambiance, le riche programme de la fête qui met en valeur des artistes de pays proches et lointains. »

Amiran Païtchaïdzé de Géorgie qui est à la tête de l’ensemble Mtzervali se dit particulièrement impressionné par le village de Tchélopétch qui est aménagé de manière à pouvoir accueillir un festival de cette envergure. Selon ses propres mots, il n’a jamais vu un village pareil et pourtant il a parcouru pas mal de pays. « Vous pouvez être fiers de posséder une aussi belle scène et un public aussi ouvert et enthousiaste. »

Margarita Bogdanova, la directrice artistique du festival Poussière d’Or:« Cette année nous sommes très heureux d’avoir eu tellement de groupes étrangers. La grande place du village s’est transformée en scène ouverte pour accueillir une Ecole de danse. Tous les soirs avant le coup d’envoi du programme officiel, à tour de rôle, des danseurs évoluaient sur la place, présentant une danse de leur pays que les autres participants au festival essayaient d’apprendre. »

Nina Kaloyanova du Comité d’organisation pour la municipalité de Tchélopétch ajoute de son côté :« Notre  équipe n’est pas très nombreuse mais nous nous investissons à fond pour améliorer le festival au niveau de l’organisation, des règles du concours, des fiches d’évaluation que chaque membre du jury remplit en personne et dont les données sont entrées immédiatement dans l’ordinateur pour être traitées en toute impartialité. Les concurrents voient leurs notes apparaître sur l’écran géant, monté sur la scène. Les experts nous comparent à d’autres prestigieux forums du genre et nous sommes heureux de leur appréciation. Nous poursuivrons sur notre lancée et essaierons de faire toujours mieux et d’innover dans le plus grand respect de la tradition.

Photos:Albéna Bézovska et „Poussière d’Or “

Version française Roumiana Markova



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