Joutes verbales dès le premier jour de la présidence bulgare de l’UE

Photo: BGNES

Le 1er janvier, premier jour de la présidence bulgare de l’Union européenne, l’agence russe TASS a communiqué que d’après la ministre en charge de la présidence bulgare, Liliana Pavlova, la Bulgarie à l’intention de soulever la question de la levée des sanctions européennes contre la Russie. Un coup de fake news, visiblement, que le lendemain, 2 janvier, Liliana Pavlova a démenti catégoriquement à l’antenne de la TV publique, précisant que l’agence de presse russe relayait visiblement une interprétation erronée de ses propos d’octobre dernier, qui avaient déjà été démentis. En effet, répondant à une question de journalistes, début octobre, qui demandaient si les sanctions de l’UE contre la Russie seront discutées lors de la présidence bulgare, Liliana Pavlova a répondu que des analyses seront faites à l’occasion de différentes réunions du Conseil européen sur l’impact des sanctions de Bruxelles, information récupérée par l’agence TASS, qui a vite fait d’annoncer que la Bulgarie demandera une révision des sanctions en questions…

Dans son numéro d’aujourd’hui, le quotidien « 24 HEURES » a qualifié cet incident de nouvelle "attaque hybride de la Russie à cause des sanctions", rappelant, à l’instar d’autres médias, la position bien connue de Sofia qui est on ne peut plus claire : l’Union européenne pourrait lever les sanctions contre la Russie si cette dernière appliquait scrupuleusement les accords de Minsk de non-intervention en Ukraine et d’aide aux séparatistes de Dontetsk et Lougansk.

Sous le titre „Les patates chaudes de la présidence bulgare de l’UE“, l’agence de presse MEDIAPOOL, indique que les décisions-clé qui devront être prises lors de la présidence bulgare portent sur le budget de l’Europe et le cadre financier pluriannuel /2021-2027/, la poursuite des pourparlers sur le BREXIT, les changements à apporter dans la politique migratoire et les quotas d’accueil des demandeurs d’asile, sans oublier la législation en rapport avec l’Union énergétique de l’Europe. Concernant la migration, sujet sur lequel la Bulgarie est particulièrement sensible, la Bulgarie tentera de trouver un compromis entre les pays membres, dont une partie refuse la relocalisation des migrants. Il s’agit notamment de la Pologne, la République tchèque et la Hongrie qui sont prêtes à payer plus, pour ne pas accueillir de migrants.

Pour ce qui est du BREXIT amorcé, la présidence bulgare du Conseil européen tentera de faire régner l’unité des pays pour éviter des négociations séparées avec le Royaume-Uni. Quant à l’Union énergétique, l’objectif premier sera d’adopter les règlements soumis par la Commission européenne sur la diversification des fournitures de gaz et la mise en place de nouvelles plate-forme d’échange /hubs/, sans oublier les nouveaux plans plus ambitieux pour réduire la pollution et les effets des changements climatiques.

Finalement, toutes ces discussions et négociations à la recherche du consensus reposeront sur les experts bulgares dans les groupes de travail du Conseil européen, notamment l’ambassadeur et représentant permanent de la République de Bulgarie à Bruxelles, Dimitar Tsantchev, qui fait partie du comité des ambassadeurs des pays de l’UE.

Version française : Sonia Vasséva

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