Donka Minkovskaya présente les "Trésors des malles de nos grands-mères"…

Donka Minkovskaya
Photo: BТА

On a tous dans nos greniers des malles rétro de nos grands-mères, contenant des trésors longtemps enfouis – des nappes et des dentelles, des tapisseries et autres draps en coton, autant d’objets qui rappellent des souvenirs de temps révolus qui nous sont chers…Un thème transposé dans les toiles de la jeune peintre Donka Minkovskaya, une Bulgare d’Ukraine, qui est arrivée en Bulgarie pour présenter  « Bessarabie - Trésors des malles de nos grands-mères », avec le concours du Centre des Bulgares de Bessarabie et de l’Institut d’ethnologie de l’Académie bulgare des Sciences. Une des fondatrices du centre, Rayna Mandjoukova a fait savoir que l’exposition est associée à une grande cause, celle de la communion des compatriotes qui vivent dans cette région historique et géographique avec leur pays historique, la Bulgarie :

Nous connaissons depuis longtemps Donka Minkovskaya et nous avons visité ses expositions à Odessa. Une partie de ses toiles sont accrochées dans le centre pan ukrainien des Bulgares d’Odessa. Mais elle a toujours rêvé de faire une exposition en Bulgarie, et voilà que son rêve s’est réalisé…

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Donka Minkovskaya utilise la technique du collage, un procédé de création artistique qui consiste à organiser une création plastique par la combinaison d'éléments séparés, de toutes natures : extraits de journaux avec texte et photos, papier peint, documents, objets divers…Concrètement, elle mise sur les matières naturelles, liées de près ou de loin à l’histoire de la Bulgarie – des tissus de laine rouge, qui ont servi à la fabrication de costumes nationaux, et qui ne sont plus tissés de nos jours. Heureusement, elle a pu piocher dans les malles de ses grands-mères pour y extraire des trésors à recycler. D’où l’intitulé de cette exposition…

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C’est une femme qui gagne à être connue et qui est une artiste remarquable, nous confie Rayna Mandjoukova. – Le village où elle est née est très éloigné des grandes villes et n’offre pas de grands débouchés pour des études spécifiques. Mais elle a senti dès son plus jeune âge cette attirance particulière pour le dessin, même si personne dans sa famille de la prenait au sérieux. Après le lycée, elle décide quand même de tenter sa chance à la faculté des arts plastiques à Odessa. Et elle réussit, même s’ils sont nombreux à essayer de la dissuader…

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Pour ce qui est de son attachement aux trésors contenus dans les malles de ses grands-mères, elle y pense dans un premier temps à l’Ecole de théâtre et des arts plastiques à Odessa où elle doit rendre un travail sur les costumes traditionnels :

„...J’ai décidé de concevoir un collage artistique, réunissant plusieurs matières sur un panneau, nous confie l’artiste. Un sujet bulgare, car je suis bulgare, comme le sont mes parents. Quant à mes grands-mères, elles étaient très attachées à leurs objets qu’elles stockaient dans des malles, pour les futures générations…Et c’est ainsi que j’ai décidé de fabriquer une jeune femme, vêtue d’une tenue traditionnelle. Pendant toutes ces années, j’ai été soutenue par ma famille, mon père et ma sœur surtout. Malheureusement, ma mère nous a quittés il y a deux ans. Je suis aussi très reconnaissante au centre des Bulgares de Bessarabie, qui a rendu possible mon rêve d’une exposition en Bulgarie. Je suis également reconnaissante à l’Institut d’ethnologie et à l’Académie bulgare des Sciences…

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Justement le centre des Bulgares de Béssarabie s’est chargé d’organiser l’année prochaine le master de Donka Minkovskaya à l’Académie nationale des Beaux-Arts de Sofia…

Récit : Sonia Vasséva

Photos: Vénéta Pavlova
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