2e édition du Festival de Jazz à Pléven

C’est un festival qui est encore jeune, mais qui s’inscrit parfaitement dans la liste des forums internationaux reconnus en Bulgarie. C’est la plateforme « Alarme Punk Jazz » de la Radio nationale bulgare, pilotée par Tsvétan Tsvétanov,  qui est l’organisateur des deux éditions du Festival du Jazz à Pléven, qui est parrainé par la Ville. Et comme à chaque fois, les soirées et les récitals sont diffusés en direct à la Radio nationale.

Le festival nous est présenté par Tsvétan Tsvétanov lui-même :

C’est un festival qui n’a que deux ans et qui est venu remplacer une initiative de la municipalité de Pléven, intitulée « Jazz à la galerie », dont l’idée appartenait à Guérgana Botchéva, à l’origine du centre culturel « Maison café ». Petit à petit, nous avons commencé à réfléchir sur un festival plus grand, au grand air, sur trois jours. La première édition a été un succès et nous avons décidé tout de suite de recommencer l’année suivante.

La première soirée du festival a été dédiée à un trio international que nous présente son bassiste Vassil Hadjigroudev :

Nous sommes les Hako’s,  une contraction des premières syllabes de nos noms de famille, Hadjigroudev, Lav Kovac et Enrike Oliveri, sans oublier Julian Sanchez à la trompette. Il semblerait que dans le langage d’une tribu indienne « hako » nous ramènerait à l’époque de la  création du monde. Notre musique, ce sont surtout des pièces d’auteur qui nous conduisent sur les scènes de Bulgarie, mais aussi de Serbie, où nous avons enregistré notre deuxième album. Avec Lav Kovac nous nous sommes connus à l’université aux Pays-Bas. Puis, je suis parti en Espagne où j’ai rencontré Enrike. Et voilà que le trio était constitué !

Après les « Hako’s » le public de Pleven a applaudi le trio de Mamadou Diabaté du Burkina Faso. Percussionniste, chanteur et compositeur, il vit depuis des années à Vienne et joue pour la première fois en Bulgarie en 2007. Après le spectacle attractif présenté au public de Pleven, le groupe est parti pour une tournée aux USA. Ont également pris part au festival deux des formations de Rossen Zakhariev, Metaformoza et Fly We To The Moon. La dernière est créée il y a dix ans. Indépendamment du fait que des changements de musiciens s’imposent des fois, nous conservons le fil rouge de notre musique qui est la liberté el le vol libre de la chanson – souligne Rossen. Hormis la trompette et le bugle, il maîtrise d’autres instruments également. 

Le güiro est d’origine latino-américaine, c’est un instrument de percussion mais parfois on a l’impression qu’il nous parle – explique-t-il. Nous utilisons également des castagnettes marocaines, la flûte de pan qui tourne en rond, une sirène, ce sont tous des instruments qui nous aident à certains moments à nous envoler de plus en plus haut. Je cherche cependant différentes sonorités. Toute la musique ouest-européenne est assez « restrictive ». Si l’on joue dans les intervalles qualifiés de fondamentaux pour notre musique, on obtient des sons qui permettent d’accéder à un monde se déployant à plusieurs niveaux. Depuis longtemps je me sens influencé par la musique africaine. Cet été j’ai eu à maintes reprises la possibilité de jouer avec Ayune Sule, ce qui est pour moi une expérience très enrichissante.

KING AYISOBA & BAND de Ghana

Le musicien dont nous parle Rossen fait partie du groupe KING AYISOBA & BAND du Ghana qui a clôturé le festival et qui, le lendemain, a aussi joué au Grand Auditorium de la Maison de la Radio. Parmi les meilleures interprétations de musique ethno se situait évidemment le concert d’Ilire Avdiu qui est arrivée en Bulgarie grâce à Tsvétozar Tsakov et à l’association Balkans – Ways to Friendship. La clarinettiste est originaire de Pristina – la capitale du Kosovo.


Ses compositions se fondent principalement sur le folklore de son pays. La musicienne a présenté en Bulgarie son tube « Une nuit à Pristina ». Ilire Avdiu a été accompagnée sur scène aussi bien à Sofia qu’à Pleven de ses partenaires Stanislav Arabadjiev, piano, Mikhaïl Ivanov, basse et Stéphane Goranov – percussions. 

Dans le cadre du « Festival de jazz d’automne » il y avait aussi des ateliers de danses africaines sous la direction de Maria Kossa qui ont attiré aussi bien les adultes que les enfants. La belle danseuse s’est vue inviter à enseigner des danses africaines à Pleven.

Maria Kossa

Photos: Albéna Bézovska
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