Kostadin Bouradjiev invite à partager ses „Visions folkloriques“

Photo: archives personnelles

„Visions folkloriques“ , tel est le titre du spectacle de musique et de danse organisé à l’occasion du 60e anniversaire du professeur Kostadin Bouradjiev et des 35 ans de sa carrière. C’est aussi le nom du double album qui sort le même jour à Plovdiv.

Compositeur, chef d’orchestre et pédagogue, à la tête de nombreux ensembles folkloriques, joueur de tamboura /luth à manche long des Balkans/, Kostadin Bouradjiev a été récompensé de nombreux prix et distinctions, dont la « Lyre d’or » en 1994 et 1999, la « Lyre d’Argent » en 1989 et le Prix des musiciens et danseurs de Bulgarie. Sous sa direction, l’ensemble d’Etat « Dobroudja » gagne des prix prestigieux à des concours nationaux et internationaux, enregistre 4 disques vinyle et 6 CD, édités par la SABAM en Belgique. En tant que chef d’orchestre des « Chœurs universitaires », il remporte la médaille d’or et le titre de champion du monde des chœurs aux « World Choir Games » en Autriche en 2008. 

Nous l’avons rencontré et il a bien voulu jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de sa longue carrière :

Je suis très reconnaissant à mes premiers maîtres de solfège, accordéon et tamboura, à qui je dois la plupart de mes succès. A l’Ecole nationale des arts folkloriques à Chiroka Laka, j’ai poursuivi mes études dans la classe de Nikola Manovski qui m’a beaucoup appris. J’ai fait la connaissance de pédagogues remarquables dont les enseignements m’inspirent toujours. Par la suite, à la tête de l’ensemble « Dobroudja », j’ai eu un contact direct avec Kiril Stéfanov, Ivan Valev, Krassimir Kurktchiiski, autant de compositeurs de talent qui m’ont beaucoup appris.


Kostadin Bouradjiev est persuadé que le lien enseignant-élève est très important, surtout quand il s’agit de l’apprentissage des rudiments de la musique traditionnelle et de la composition par la suite. Tout s’apprend sur le tas, aucun manuel ou livre de classe ne peut remplacer le facteur humain ! 

Je me souviens de mes années d’études à l’école de musique de Chiroka laka. Revenu à Plovdiv, mon père m’a présenté au chef de l’orchestre de la radio, Christo Ouroumov à qui j’ai montré mes premières partitions. Il a fait quelques ratures en rouge, mais m’a conseillé de continuer et de persévérer, car j’avais du potentiel. Plus tard, j’ai retrouvé cet homme comme pédagogue au conservatoire et je n’oublierai jamais ses consignes. Il m’a ouvert les yeux sur les détails et les particularités de la composition et de l’harmonie classique, surtout quand il s’agit de diriger un orchestre de musique traditionnelle ou une chorale. Tous ces enseignements  m’ont donné une grande liberté et le goût de l’improvisation. Je suis né à Plovdiv, mais ma famille tient ses origines de la montagne du Rhodope, connue comme une pépinière de folklore. J’ai aussi travaillé avec des musiciens de la région de la Dobroudja /Bulgarie du Nord-Est/.


Le spectacle que je propose aujourd’hui est inédit, car je n’ai jamais songé à mélanger les genres jusqu’ici. Le défi était de taille, mais j’ai décidé de le relever. Toute ma reconnaissance va à l’ensemble « Dobroudja » et à l’ensemble « Trakia » qui joueront ma musique. Sans oublier les solistes pour les partitions vocales et pour 4 chants a cappella, que j’ai composé cet été pour le « Chœur universitaire ».

Tous les articles

Dobrin Dobrev: „Celui qui est né dans la Dobroudja ou qui a vécu sous son ciel en est ensorcelé “

Cela fait dix ans que le chanteur de musique traditionnelle bulgare Dobrin Dobrev s’est posé à Chypre. Il est à la tête d’une agence d’information, de traduction assermentée et d’homologation de documents en tout genre. Parallèlement à ces occupations..

Publié le 10/05/19 à 12:19

A Pâques, on danse le khoro du souvenir des morts

Le mouvement est lent et grave, la mélodie empreinte de douleur et de tristesse rythme les pas des danseurs. Autour du feu, la main dans la main, femmes et hommes tournent en rond rappelant à la vie les morts. Nous sommes au deuxième jour de..

Publié le 29/04/19 à 09:45

Verka Siderova: „Mon grand bonheur est d’avoir fait partie de l’âge d’or de la chanson traditionnelle!“

Sa voix chaude et belle fait revivre immédiatement dans nos esprits les plus élégantes interprétations des standards de la chanson traditionnelle bulgare „Es-tu tulipe, es-tu jacinthe“, „Années, dures années“, „La lune s’est levée“… Ses..

Publié le 26/04/19 à 10:00