Classicisme viennois et romantisme sous la baguette d’un des meilleurs maestros

Photo: sofiaphilharmonic.com

Le 3 février, le Philharmonique de Sofia jouera pour la première fois sous la baguette d’Alfred Eschwé. Pour cette première le maestro a retenu trois œuvres emblématiques, qui ont vu le jour à Vienne – l’ouverture du Mariage de Figaro, la Symphonie N°3 de Beethoven et la Symphonie N°8 (l’inachevée) de Franz Schubert. L’opéra de Mozart a reçu un accueil plutôt réservé à Vienne pour sa première en 1786. Néanmoins, quelques mois plus tard Le Mariage de Figaro a pris sa revanche à Prague où il a fait un tabac. La troisième symphonie de Beethoven „Еroica“ est créée en 1803 et initialement dédiée à Napoléon Bonaparte. Un an plus tard, lorsque Napoléon se fait sacrer empereur, Beethoven déchire rageusement la première page de la partition et baptise son œuvre „Eroica”. Un fait curieux des biographies de Beethoven et Schubert – le dernier représentant de l’école de musique classique de Vienne, appelée aussi la Première école viennoise, était une véritable idole pour le jeune Franz, resté, lui, dans l’histoire comme le premier romantique viennois. Les deux compositeurs quittent ce monde à un an d’intervalle – Beethoven en 1827, Schubert, l’année suivante, âgé seulement de 31 ans. Sa symphonie N°8 en deux mouvements est considérée comme la première œuvre du romantisme. On ne peut affirmer avec certitude si l’œuvre est telle, qu’elle est parvenue jusqu’à nous ou si Schubert avait composé d’autres mouvements, qu’un ami auquel il avait confié la partition, aurait égarées. Quoi qu’il en soit, la symphonie présente toutes les caractéristiques d’une partition achevée, la preuve en est qu’elle est une des œuvres les plus jouées par les orchestres symphoniques.

Le choix de ces œuvres n’est, certes, pas dû au hasard. Longtemps chef d’orchestre principal de la Volksoper de Vienne et chef d’orchestre invité de l’opéra de Hambourg, maestro Eschwé a dirigé les plus prestigieux orchestres d’opéra et les plus célèbres chanteurs lyriques. L’enregistrement de  „L’elixir d’amour“ de Gaetano Donizetti avec les voix de Anna Netrebko et Rolando Villazon a été un grand succès. Il a participé aussi à la mise en scène de l’opérette „Le comte de Luxembourg“ de Franz Lehar au Theater an der Wien. A deux reprises, en 2009 et 2010, Alfred Eschwé a dirigé l’orchestre du Grand Bal de l’Opéra de Vienne, ainsi que les bals de Vienne à Moscou depuis 2003 à ce jour.


Tous les articles

Concert de Vesko Panteléev-Eskenazi et Martin Panteleev

On appelle de plus en plus souvent la 90e saison du Philharmonique de Sofia “La saison des stars ». Et cela semble bien mérité au vu de l’affiche bien garnie de dizaines noms de renommée nationale ou internationale. Le prochain concert consacré à cet..

Publié le 18/04/19 à 12:15

Аnguel Zaberski-junior: „L’improvisation donne des ailes…“

Le musicien de jazz Anguel Zaberski-junior et son trio font ce 18 avril la promotion de leur nouvel album Like Jazz - Volume 2 au Palais national de la Culture. C’est le troisième opus du pianiste de jazz et de ses « caméléons musicaux..

Publié le 18/04/19 à 09:25

"Electronic Dreams", le nouveau projet de Miroslava Katsarova

Le 17 avril à Sofia et le lendemain à Plovdiv, Miroslava Katzarova présente son nouveau projet, intitulé Electronic Dreams , célébrant le mariage entre les instruments acoustiques et les moyens d’expression électroniques. La..

Publié le 17/04/19 à 12:28