Kaléidoscope des Balkans

Casting de candidats à la présidence en Macédoine

Les partis politiques en Macédoine sont en pleine campagne de sélection de candidats à la veille des présidentielles dans le pays. Le principal parti albanais Union démocratique d’intégration (UDI) a refusé de donner son soutien à un candidat commun avec l’Union social-démocrate du premier ministre Zoran Zaev. Les observateurs à Skopje affirment que les leaders albanais sont jaloux de Zaev car il grignote en douceur leurs électeurs. C’est pour cette raison que l’UDI aura son propre candidat à la présidence. Ceci lui permet de jouer un grand rôle au second tour quand il devra choisir le candidat à soutenir. C’est pour cela qu’il ne veut pas non plus de nouvelles présidentielles pour conserver la possibilité de manipuler la majorité à l’Assemblée nationale. La tâche du parti d’opposition VMRO-DPMNE est encore plus difficile. Malgré les nombreux candidats au sein du parti, dans le contexte des enquêtes de corruption contre les ex-gouvernants, le parti devra choisir une personnalité forte, populaire, un réunificateur et, avant tout, une personnalité au passé clair et limpide.

71% des Grecs continueront à appeler la Macédoine du Nord « Skopje »

Mercredi au siège de l’OTAN à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères de Macédoine Nikola Dimitrov signera en présence des ambassadeurs des pays du pacte le Protocole d’adhésion à l’alliance. Pour entrer en vigueur, le protocole doit être ratifié par les 29 pays de l’OTAN. La Grèce promet d’être la première à le valider le 8 février. On estime que toutes les formalités requises seront achevées vers le 15 février après quoi le pays changera officiellement de nom et s’appellera Macédoine du Nord. Mais un sondage de « Gallup » démontre que 71% des Grecs enquêtés continueront à appeler le pays voisin Skopje.

Abolition des droits de douane antiserbes ou élections anticipées au Kosovo

On verra ces 7 prochains jours si le gouvernement du Kosovo survivra et à quel prix. Le premier ministre Ramush Haradinaj reste muet à propos de la pression de la part de l’UE et des USA pour la suppression des droits de douane de 100% sur les marchandises importées de Serbie. Haradinaj a adressé un contre-ultimatum. Pour abolir les droits de douane, l’Albanais du Kosovo a demandé aux alliés occidentaux de Pristina d’organiser une conférence internationale pour l’établissement de la frontière entre le Kosovo et la Serbie et des garanties pour le plus jeune Etat balkanique d’entrer dans l’ONU. Le président serbe Aleksandar Vucic a décidé des gagner des bon points et a renouvelé son invitation au président américain Donald Trump à visiter Belgrade. Le commentaire de l’ambassadeur américain en Serbie Kyle Scott a mis l’accent sur la nécessité d’un accord préparé par les deux parties de manière autonome et sans intervention extérieure.

L’opposition libérale de gauche en Roumanie délie la bourse des dépenses d’Etat

La Roumanie a entamé le processus de préparation du budget pour 2019. Le gouvernement libéral de gauche au pouvoir à Bucarest table sur un déficit de 2.55% et une croissance de 5.5%. Le PIB devra dépasser les 216 milliards d’euros. Le fisc envisage de collecter et redistribuer plus d’un tiers de ces ressources financières. Les dépenses pour la Défense se montent à 2% du PIB, les dépenses sociales seront de l’ordre de 11% du PIB. Les subventions pour la santé augmentent de presque 12% et celles pour l’éducation – de près de 50%. Les analystes estiment que malgré la multitude de nouvelles forces politiques d’opposition de gauche issues du parti socialiste, le projet de loi de finances sera rapidement validé par le parlement. Uniquement le maire de Bucarest Gabriela Firea qui s’est dressée contre le chef de son parti socialiste Liviu Dragnea affiche son mécontentement de la réduction de 180 millions d’euros, soit de 25%, du budget de la ville.

Sommet gréco-turc à Ankara

L’ordre du jour de la visite le 5 et 6 février du premier ministre grec Alexis Tsipras en Turquie est difficile. A Ankara, l’invité grec aura des entretiens avec le président turc Recep Tayiip Erdogan, mercredi Tsipras visitera le patriarche œcuménique à Istanbul pour faire la démonstration du soutien de son pays à l’église orthodoxe. Au cours de ses entretiens avec Erdogan, Tsipras posera la question des divergences entre les deux pays en mer Egée et insistera pour la baisse de la tension provoquée par les violations fréquentes de l’espace aérien grec par des avions turcs. Le problème lié à la division de Chypre et avant tout le partage de la zone économique de l’île qui est explorée pour des gisements de gaz semblent des questions insurmontables. La migration et les relations économiques gréco-turcs semblent des problèmes plus faciles à résoudre. Dans le même temps, les autorités turques insistent toujours qu’on leur renvoie les 8 militaires turcs qui ont cherché refuge en Grèce après le putsch avorté en 2016 en Turquie.


Version française : Vladimir Sabev

Photos: BGNES


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