La Maison-Musée de Christo Botev à Kalofer

En ce 2 juin, journée du souvenir de Christo Botev et des combattants pour la liberté de la Bulgarie, nous visitons sa maison natale, transformée en musée depuis déjà 75 ans, en plus d’être un monument de la culture, comme nous l’explique la conservatrice, Assia Nikolova. Et pourtant, les recherches du peintre Haralampi Tatchev établissent que la famille du poète et révolutionnaire a en fait habité deux maisons…

Christo Botev a vu le jour dans l’ancienne école, proche de l’église de la « Sainte Vierge ». Mais le comité chargé de reconstruire la maison de la famille juge que l’emplacement n’est pas très adapté et opte pour la deuxième possibilité, la maison où Christo Botev a vécu le plus longtemps possible avec les siens et qui appartient à la famille de la mère du révolutionnaire, Ivanka Dryankova.


L’inauguration officielle du musée a lieu le 2 juin 1944 et depuis lors, il n’a jamais fermé. On peut y retrouver certains objets du quotidien de la famille, notamment le métier à tisser de sa grand-mère et sa machine à coudre. Pour nourrir sa famille, elle travaillait comme couturière, surtout après la disparition de mon mari malade. 


Le 2 juin 1926, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort du poète et révolutionnaire, est inauguré ledit « Jardin de Botev », aménagé dans la cour intérieure du musée, offerte par le frère de Christo Botev, le général Kiril Botev, qui souhaite faire ériger un monument à la mémoire de son frère dans un espace de verdure. Et c’est ainsi qu’est posée la première pierre d’un complexe mémorial avec les dates de la naissance et de la mort de Christo Botev, 6 janvier 1848 – 2 juin 1876.


Le général Kiril Botev a combattu dans trois guerres, la guerre serbo-balkanique et les deux guerres balkaniques et tout comme son frère, il voue sa vie à la liberté de la Bulgarie.

Il fait ses études à Kalofer et fait partie du détachement de son frère Christo. Mais il échappe à la mort, car avec deux de ses camarades de combat, il se perd dans la montagne avant la bataille décisive où son frère trouve la mort. Il tente par la suite de revenir en Roumanie, mais il est capturé et condamné. Et comme il n’a pas encore la majorité, il est condamné à 15 ans de prison ferme. Après la libération en 1878, Kiril Botev entre à l’école militaire et épousé la carrière de militaire professionnel.

Des hommes comme Christo Botev et son frère sont aujourd’hui encore des sources d’inspiration et même si nous considérons souvent que la liberté nous est acquise,  il serait bon de temps en temps de réfléchir sur sa vraie valeur et sur le sacrifice qu’elle a coûté…

Car la liberté est une source dopportunités,mais elle nous oblige aussi, dit en conclusion AssiaNikolova. – Il est du devoir de chacun de nous de prendre conscience des limites de la liberté, et se souvenir des enseignements et de l’exemple de Christo Botev…

Récit : Sonia Vasséva

Photos: muzeibotev.com

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