Pour la sixième fois consécutive au Salon des Arts à Sofia s’est tenu le concours national du nom du grand érudit, essayiste, critique littéraire et traducteur bulgare Tzvetan Stoyanov. Il meurt à l’age de 41 ans à peine, mais il laisse derrière lui une trace brillante dans notre histoire culturelle. Le thème sur lequel écrivaient leurs essais les jeunes auteurs, cette fois ci était celui du « Prophète Tzvetan Stoyanov » Le premier prix a été obtenu par Rayko Baytchev qui a terminé un lycée à Veliko Tirnovo et est actuellement étudiant à l’Université de Sofia. Rayko travaille en tant que reporter, mais à part le journalisme il s’occupe aussi de littérature.
« Avant même le concours j’avais lu des œuvres de Tzvetan Stoyanov dit il pour Radio Bulgarie. Lorsque j’ai appris qu’il y aurait une compétition sur celui-ci, j’ai lu tout le reste de lui. Je le sens très proche en tant qu’auteur, il aime beaucoup Dostoevski, moi aussi. Beaucoup des choses qu’il a crée, me semblaient applicables dans notre actualité d’aujourd’hui en ce moment. Et j’ai écrit un essai – une comparaison entre les paroles de Stoyanov des années 60 et le monde moderne actuel. Voici un exemple : bien qu’il n’utilisait pas le mot d’ « image » il réfléchit beaucoup sur la manière dont les gens semblent s’efforcent plutôt de se créer une sorte d’ « image » que d’être naturels. Cette tendance, comme nous le savons est très forte dans le monde contemporain. Le principal thème de Tzvetan Stoyanov est celui de l’aliénation entre les gens. J’ai écrit sur un petit paradoxe : bien qu’actuellement les communications soient très développées, nous ne sommes pas plus proches. Malheureusement Internet ne peut pas résoudre le problème de l’aliénation entre les gens. »

« Le choix moderne imposé par les pressions de la société peut être formulé ainsi : soit consommateur ou soit un marginal écrit dans son essai Baytchev. Nous sommes devenus les esclaves des plaisirs et des objets, et ce avec l’illusion que nous avons un pouvoir sur celles cis. Mais nous ne possédons pas les objets – ce sont eux qui nous possèdent. Le monde contemporain a crée la consommation et c’est la drogue la plus puissante. Elle ne fait que tout simplement s’ajouter au nombre trop élevé des défauts humains – l’égocentrisme, la jalousie, la peur d’être toujours en retard, l’avidité… »
Le président du jury du concours c’est le célèbre écrivain Bulgare l’académicien Anton Dontchev. « Je suis triste par ce que vous ne pouvez pas voir Tzvetan Stoyanov devant vous, parler avec lui et garder le souvenir dans vos cœurs d’un visage éternellement souriant, d’un homme comme une source, de la quelle émane constamment de la lumière » dit à ces jeunes essayistes Anton. Voici ce qu’a indiqué Anton Dontchev dans une interview pour Radio Bulgarie.
« Cette année les essais étaient moins nombreux qu’avant. Mais probablement à cause des particularités du thème, il n’ y avait pas d’œuvre médiocre. Tous les participants avaient réfléchi profondément, parfois avec beaucoup de passion sur le thème. Tzvetan est mon contemporain, même pour les années. Nous avons été dans la même école avec lui, nous avons ensemble terminé l’Université et ensuite nous avons été constamment ensemble. Sa présence spirituelle a toujours été avec nous. Mais malheureusement les choses qu’il avait prédites se sont réalisées d’une manière assez triste. Les participants au concours en ont vus beaucoup d’entre elles. Nous espérons que pour eux ce n’est pas là une participation ordinaire, mais une partie d’une longue voie qui continue pendant les années. »
Version française: Roumène Miliov