« Une furie à 90 », le livre biographique de la comédienne Stoyanka Moutafova avec sa dédicace, est déjà en vente. Urii Datchev, un critique théâtral, un auteur de pièces de théâtre et un animateur de télévision, est le co-auteur du bouquin. Pour l’infatigable comédienne il semble que les années ne comptent pas et elle reste la star des ses fans sur la scène théâtrale et au cinéma. A sa manière, que les Bulgares apprécient tant, elle raconte dans le livre da manière directe et passionnante ses propres histoires de la vie avec un inimitable sens de l’humour et un brin de nostalgie, sans oublier les amis qui ne sont plus. « Je me demande de quels morceaux est faite cette vie. D’amour, de mort, d’honneur, de pitié… confie Stoyanka Moutafova. Je sais qu’on ragote dans mon dos : « elle s’arrêtera jamais de jouer, la grand mère ?! ». En effet, jamais. Je n’en ai pas assez. Je jouerais même pour vos petits enfants », s’exclame la reine de l’humour. Le début de la carrière théâtrale de la comédienne est en 1946 à Prague, trois ans plus tard elle se poursuit sur le plateau du Théâtre national « Ivan Vazov ». En 1956 elle figure parmi les fondateurs du Théâtre de la satire où elle continue de jouer. Elle est lauréat des prestigieux ordres « Stara planina », 1er degré, et « Paissii Hilendarski ». Le 2 février Stoyanka Moutafova fêtera son 90e anniversaire et il est presque sûr qu’elle aura des surprises pour son public à cette occasion.
Le livre « Nous et Koko. Krikor Azarian vu de près » a été présenté pour la première fois le 25 janvier dernier à Plovdiv. Le livre est consacré à un des maîtres du théâtre bulgare et professeur de longue date qui nous a quittés fin 2009. La poétesse Valentina Radinska, épouse d’Azarian, est l’auteur du texte. Pour elle ce livre est une façon de rester en contact avec son époux bien aimé. « J’ai écrit lentement le livre, avec de longues interruptions, avec de nombreuses hésitations. Je voulais montrer Krikor Azarian tel que peu de gens le connaissaient, je voulais laisser sur le papier les moments magnifiques et l’amour que Dieu nous a donnés, tout comme les épreuves que nous avons surmontées… ».
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Nuri Bilge Ceylan
Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan arrive en Bulgarie pour faire personnellement la présentation de son dernier film « Il était une fois en Anatolie ». Ceci aura lieu lors de la 16e édition du Sofia Film Fest en mars prochain. Le film a obtenu le Grand Prix du jury du 64e Festival de Cannes, ex-aequo avec les frères Dardenne et leur film Le Gamin au Vélo. Selon Screen International, le film « Il était une fois en Anatolie », qui est consacré à la vie dans une petite ville, est remarquable non seulement du point de vue des caractères, mais également car il est un portrait profond et pénétrant de la société multiculturelle turque. Lors de festival du cinéma à Sofia, le réalisateur turc se verra décerner le Prix de Sofia.
L’exposition « Affaire de teckel » nous montre la race canine bien connue à travers les beaux arts modernes bulgares. Le vernissage a eu lieu le 25 janvier dernier dans la galerie de l’Union des peintres bulgares, 6 Rue Chipka. Cette exposition peu ordinaire rassemble les œuvres de 77 artistes de différentes générations, inspirés par le malicieux chien au long corps. « Dans l’hymne à ces chiens on chante qu’il n’y a pas comme eux – têtus et rusés comme des renards, les chiens les plus gais au monde » rappelle le carton d’invitation. Cette créature amusante à première vue avec un corps long et des jambes courtes a inspiré des peintres, elle a amusé des écrivains et a tenu compagnie à beaucoup de personnalités connues et sages non seulement pas son aspect amusant mais aussi par le sentiment d’estime qu’elle a de soi-même et par son individualité géniale… ». L’exposition à Sofia sera ouverte jusqu’au 11 février, après quoi elle sera montrée à Roussé sur le bord du Danube.
Version française : Vladimir Sabev