La Bulgarie et l’Allemagne sortent de la liste des pays menacés de sanctions étant donné que les deux pays ont réduit leurs déficits budgétaires en dessous du plafond de 3% du PIB déterminé par l’Union européenne. Cette nouvelle a été annoncée par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. La Commission européenne recommande à cette occasion la suspension de la procédure de déficit public excessif contre la Bulgarie après que celui-ci fut réduit en 2011 jusqu'à 2.1%. Sur les 27 pays de l’Union européenne, 21 ne respectent pas cette exigence et sont menacés de sérieuses sanctions.
La Commission européenne signale d’autre part que la Bulgarie a enregistré de considérables progrès au niveau d’importantes pour le pays réformes, mais relève tout de même que les principaux défis économiques pour le pays restent inchangés. La Bulgarie affiche une rigueur fiscale stable et se flatte de la seconde plus petite dette publique dans l’Union européenne après l’Estonie. Les réformes en matière de retraites sont également jugées comme sérieuses. Bruxelles estime également que le système bancaire dans le pays est stable et bien capitalisé malgré le fait que les crédits à risque fin 2011 ont atteint les 15% du portefeuille des banques.
Les experts de la Commission européenne attirent l’attention sur le risque de pauvreté pour certains groupes de la population en Bulgarie. La montée du taux de chômage est considérée comme un signe indiquant la nécessite d’encourager le marché de l’emploi pour que de nouveaux postes soient crées, pour les jeunes plus spécialement. La qualité de l’éducation n’est pas, elle non plus, au niveau requis.
Bruxelles attire l’attention sur la dépendance du pays par rapport aux importations de ressources énergétiques en provenance d’un seul fournisseur et sur un seul tracé. En matière de business, le financement des petites et moyennes entreprises est limité et les obstacles administratifs restent considérables. Les experts constatent également que les technologies innovatrices ne sont pas suffisamment utilisées pour la croissance économique.
Malgré le recours actif aux fonds européens, l’absorption des moyens financiers européens n’est pas satisfaisante en raison principalement des procédures administratives complexes et l’absence de fonds propres du business pour co-financer les projets. Bruxelles critique la Bulgarie aussi pour le retard accumulé au niveau de l’introduction de l’administration électronique.
La Commission européenne adresse également des recommandations à la Bulgarie, la plus importante concernant la nécessité de poursuivre les restrictions fiscales. Les autres recommandations concernent la stabilité du système des retraites et la réduction du risque à la suite des réformes. Bruxelles recommande également l’accélération des mesures en faveur de la réduction du chômage des jeunes, tout comme des réformes dans l’éducation au niveau surtout de la modernisation des critères et l’amélioration de la formation des enseignants. Une partie des recommandations de la Commission européenne concerne l’amélioration de la qualité de la justice. Bruxelles se dit également concerné par l’augmentation de l’efficacité énergétique en Bulgarie et par le perfectionnement des réseaux gaziers et électriques dans la région.
La Bulgarie reste sur la liste des 12 pays menacés de déséquilibres macroéconomiques représentant un risque pour l’économie du pays. Sur cette liste figurent la Belgique, Chypre, le Danemark, la Finlande, la France, l’Italie, la Hongrie, la Slovénie, l’Espagne, la Suède et la Grande-Bretagne. Bruxelles estime que les déséquilibres en Bulgarie ne sont pas considérables mais qu’ils exigent tout de même certaines mesures.
Version française : Vladimir Sabev