jeudi 23 mai 2013 

Skip Navigation LinksRadio Bulgarie

Search in site

Навигация

publié jeudi 7 juin 2012 13:00
Radio Bulgarie Courrier Planète Amitié

Tout ce que vous voulez savoir sur la pollution en mer Noire ... 

La mer Noire est, comme vous le savez, une mer intérieure. Sa superficie est d’environ 413 000 km2 et elle est bordée par six pays riverains, à savoir – la Bulgarie, la Roumanie, l’Ukraine, la Russie, la Géorgie et la Turquie. La mer Noire bénéficie d’un important apport en eau douce, grâce à trois grands fleuves – le Danube, le Dniepr et le Dniestr, ce qui explique sont taux de salinité relativement faible (17,3 ‰). Quand on aborde la question de la pollution dans le bassin pontique, il faut commencer par préciser le contexte socio-économique des zones géographiques limitrophes.

Contrairement à d’autres étendues d’eau semblables (mer du Nord, mer Baltique) qui sont dans une grande mesure intégrées à l’Union Européenne et qui, de fait, bénéficient de mesures strictes et uniformisées en ce qui concerne la protection de la flore et de la faune marines, la mer Noire elle, est partagée entre pays faisant partie d’ensembles géopolitiques différents. Ainsi, la coopération entre les Etats concernés n’est pas toujours aisée, même si des initiatives de rapprochement en ce sens existent depuis des années (comme l’Organisation de coopération économique des pays de la région, créée en 1992, qui, entre autres choses, doit veiller à la prévention des accidents dans la mer Noire via un système de surveillance conçu à cet effet). Les facteurs de risque liés à la pollution sont de deux types – d’une part, il y a les effluents rejetés à la mer par les pays voisins (environ 70% des matières toxiques détectées en mer Noire) et, d’autre part, les déchets en tous genres déversés en amont du Danube qui, charriés par ce grand fleuve, finissent par se retrouver au fond de la mer Noire. L’industrialisation à marche forcée sous l’époque communiste, avec la mise en place de grands ensembles chimiques et sidérurgiques dans l’Union soviétique, en Roumanie et en Bulgarie, a été à l’origine d’une importante dégradation de la qualité des eaux de la mer Noire. Un autre problème important, souvent oublié ou passé sous silence, réside dans les capacités insuffisantes des réseaux publics d’assainissement situés sur le littoral de ce bassin. Avec la croissance démographique et l’augmentation des flux touristiques, cette question commence enfin à prendre la place qui doit être la sienne dans l’agenda des hommes politiques. Grâce au concours financier de l’Union Européenne, la Bulgarie et la Roumanie mettent actuellement en place de vastes programmes de construction de stations d’épuration le long de la mer Noire, avec l’objectif de réduire sensiblement l’impact environnemental des leurs sites touristiques situés en bord de mer, qui connaissent un développement important depuis une dizaine d’année. En plus de la pollution, la mer Noire est aussi victime de la surpêche. Si les chalutiers bulgares et roumains sont limités dans leurs prises de poissons par la réglementation européenne, tel n’est malheureusement pas le cas de leurs collègues russes, ukrainiens ou turcs qui se voient appliquer une législation nationale beaucoup moins sévère. Or, les ressources halieutiques étant en fin de compte un bien commun, une coordination des politiques dans ce domaine reste nécessaire pour préserver les stocks de poissons disponibles ainsi que la diversité de la vie dans la mer Noire. Le développement de l’aquaculture, aujourd’hui en plein essor en Bulgarie, propose une solution intéressante à cette préoccupation, à condition, là aussi, d’en maîtriser les conséquences sur l’environnement.

Les initiatives politiques lancées par les pays limitrophes permettent d’espérer que les Etats et les peuples qui vivent autour de la mer Noire, sauront faire preuve de responsabilité dans la gestion de ce milieu naturel sensible, afin que nous puissions tous admirer encore longtemps les beautés du Pont-Euxin.

Recommandez

Fermer

 

recipient1@mail.com;recipient2@mail.com

 

sender@mail.com