« Vous aurez toujours un ami fidèle au Brésil qui cherchera désespérément à vous retrouver sur les ondes… Peut-être qu’un jour, vous reviendrez sur votre décision ! » C’est ce que dit la lettre de José Saulo Vieira Belo qui déplore franchement l’abandon par RBI des ondes courtes. « Une mauvaise nouvelle pour ce début d’année », dit-il. - « Cela fait 35 ans que je vous considère comme un peu ma famille et vous resterez à jamais dans mon cœur », rajoute Juan Carlos Buscaglia d’Argentine.
Nous avons reçu ces derniers jours plus de 800 lettres et mails, sans compter les appels téléphoniques qui témoignent tous de votre attachement à notre radio…Merci ! Certains regrettent l’abandon des ondes courtes par Radio Bulgarie, d’autres pensent déjà à l’avenir et nous donnent leurs propositions sur de nouvelles rubriques et de nouveaux sujets à traiter. On nous parle même des améliorations à apporter sur notre site Internet. Tel Mike Usher d’Angleterre qui nous invite à suivre l’exemple de Radio Slovaquie et de Radio Prague qui utilisent une plate-forme permettant l’accès aux programmes en langues étrangères à partir d’un smart phone ou d’autres services Internet, notamment le podcast.
Autre question intéressante de Mike Usher : « La direction de RBI envisage-t-elle de travailler en collaboration avec d’autres stations publiques, membres de l’Union européenne de Radio et Télévision et utiliser le réseau EURANET pour retransmettre certains de ses programmes via la BBC ou la Deutsche Welle ? » Un autre auditeur de longue date, William Flinn propose que RBI diffuse ses émissions en life streaming avant d’ajouter : « Mon grand souci c’est que cette décision de quitter les ondes courtes ne tienne pas compte du fait qu’à cette étape, Radio Bulgarie ne propose pas une alternative sérieuse pour basculer totalement sur Internet. L’arrêt des ondes courtes sans prendre en considération et rectifier les insuffisances du site web vous fera perdre plus d’auditeurs. Sinon, je comprends que les ondes courtes coûtent cher et que tout cela est dicté par de sérieuses considération financières que la crise impose à tous les gouvernements ».
« Bien chers amis, c’est avec beaucoup d’amertume que nous apprenons la fermeture des émissions OC de RBI. Les auditeurs que nous sommes depuis plus de 30 ans, nous aurions aimé ne pas apprendre cette nouvelle aussi brutalement sans aucune consultation. Permettez-nous de vous dire que depuis des décennies nous avons pris une part importante dans la vie de RBI, pour notre plaisir, mais aussi pour assurer la pérennité de RBI. » C’est ce que nous écrit René Pigeard de Greez-sur-Roc, se faisant le porte-voix des membres du radio Club du Perche.
Nous avons également reçu le courrier d’un capitaine de cargo qui croise au large des mers. Il est Bulgare, Détélin Stoyanov et voici un extrait de sa lettre : « Bonjour, chers amis de Bulgarie. J’ai appris en écoutant votre émission du 16 janvier que vous abandonnez les OC. C’est une nouvelle que j’accueille avec des sentiments très contrastés. Je tiens quand même à vous remercier pour les 30 années que je vous ai écoutés sur ondes courtes pendant mes voyages à bord de mon bateau. Sachez quand même que l’accès à Internet n’est pas toujours évident en pleine mer. Or, vous étiez ma seule source d’information sur la Bulgarie. Après le 1er février, je me contenterai d’écouter la BBC, mais malheureusement ses émissions ne parlent pas de la Bulgarie. »
Nous terminons par la lettre de Bernard Marthoud de France qui se veut optimiste : « Mille mercis pour vos émissions de grande qualité. Une source de rêve qui nous donne envie de connaître votre pays. Bien sur, Internet va nous permettre de vous suivre… »
Présenté par Sonia Vasséva