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Les entretiens entre José Maria Aznar et Boïko Borissov ont porté sur l'accélération des rythmes d'assimilation des fonds européens à l'instar des bonnes pratiques dans ce sens appliquées par l'Espagne.
Le gouvernement bulgare envisage d’accélérer considérablement les cadences de l’assimilation des fonds européens en appliquant les bonnes pratiques de l’Espagne. C’est ce qu’a proclamé à Sofia le premier ministre de la Bulgarie Boïko Borissov après une rencontre avec le président d’honneur du Parti populaire espagnol et ex-premier ministre espagnol José Maria Aznar qui a effectué une visite de deux jour en Bulgarie à l’invitation du premier ministre Boïko Borissov, à l’occasion du forum sur le thème « Le rôle du gouvernement de la droite pour surmonter les conséquences de la crise économique et financière mondiale. « Je suis convaincu que la Bulgarie aura un grand avenir. C’est grâce à la bonne amitié et la volonté des Bulgares que vous réaliserez de grands succès. Du point de vue stratégique, la politique est bien réussie », a déclaré après sa rencontre avec Boïko Borissov José Maria Aznar. Les principaux thèmes des entretiens entre les deux hommes politiques ont porté sur l’amélioration des procédures administratives pour l’assimilation des fons européens, la politique de convergence économique dans l’UE et l’accroissement de la sécurité.
« Je dois dire que je connais très bien le travail de l’actuel premier ministre de la Bulgarie en sa qualité d’ancien Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur. Lorsque j’étais premier ministre d’Espagne en 1996-2004 notre coopération dans ce domaine était vraiment très bonne » – a rappelé José Maria Aznar. C’est la raison pour laquelle mon gouvernement l’a récompensé de la plus prestigieuse médaille qui est remise dans le domaine de la sécurité – la Croix Rouge de la police espagnole. C’est un plaisir pour moi que de constater que les efforts que M. Borissov a fournis et continue de fournir dans la lutte contre la criminalité organisée, pour la sécurité des citoyens en Bulgarie et pour la sécurité internationale ont vraiment été utiles. L’expérience nous montre que la coopération internationale entre les chefs de gouvernement dans ce domaine tout comme la coopération des systèmes judiciaires est d’une importance exceptionnelle. Nous estimons qu’à l’instar du tribunal populaire créé en Espagne pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité grave, la création en Bulgarie d’un tribunal spécialisé, ayant les mêmes objectifs sera d’une très grande importance. »
Selon José Maria Aznar la politique de rapprochement économique de la Bulgarie avec les autres pays membres selon les normes de l’UE doit continuer car elle est très importante pour la Bulgarie, de même que tout ce qui est lié à la meilleure utilisation de fonds européens. Selon ses paroles on travaille désormais en ce sens, ce qui amènera aussi une meilleure compétitivité de la Bulgarie. En réponse à une question de Radio Bulgarie il a indiqué que si la Bulgarie est compétitive, et ouverte sur le monde elle sortira plus tôt de la crise. Mais si le déficit budgétaire et le chômage augmentent le processus va se ralentir.
« Les fonds européens ne font pas des miracles » a averti José Maria Aznar. C’est un très bon instrument mais il n’est pas miraculeux.
A la question de Radio Bulgarie – pour combien de temps la Bulgarie pourrait atteindre le degré d’assimilation moyenne de l’Espagne des Fonds européens José Maria Aznar a indiqué que d’après lui et l’expérience de l’Espagne il nous faudra quelques années. Il a rappelé qu’en l’espace de 20 années de 1976 à 1996 l’Espagne n’a pas pu augmenter son PIB qui a été au niveau de 76 % du PIB moyen en UE, bien que ce pays ait adhéré à l’UE dès 1986. La raison c’est qu’en l’espace de 10 années l’Espagne n’avait pas de politique de rapprochement avec les pays de l’UE, a expliqué José Maria Aznar.
« De 1996 à 2004 chez nous s’est fait un changement essentiel et très important –rappelle-t-il. Et l’Espagne a désormais un PIB égal à 98% de la moyenne pour l’UE. A cause de trois choses : la croissance économique très importante qui a été réalisée, le travail pour les gens, ainsi qu’une assimilation des fonds européens à 98%. Si la Bulgarie augmente son PIB de seulement 1% et il est très bien utilisé cela aura une très grande importance pour le pays. Et ce pourcentage pour la Bulgarie s’exprime précisément dans ces projets et cela est très important.
Le premier ministre Bulgarie Boïko Borrissov est catégorique dans son avis que jusqu'à la fin du mandat de son gouvernement l’assimilation des fonds européens sera accélérée. L’objectif c’est d’atteindre le niveau espagnol d’utilisation du temps du gouvernement Aznar. En Bulgarie actuellement elle est en dessous de 8% alors qu’elle était de 1,3 % au début du mandat du gouvernement Borissov. N’est- ce pas suffisamment ambitieux ?
« En effet » a confirmé le premier ministre Borissov, répondant aux journalistes, « mais c’est là l’unique chance pour notre Etat d’atteindre le niveau européen moyen. C’est pour cela que les ambitions du ministre responsable des fonds européens Tomislav Dontchev sont élevées.
Version française: Roumène Miliov