
© photo: BGNES
Le ministre de l'Intérieur Tzvetan Tzvetanov (quatrième à partir de la gauche) a été l'hôte de la Troisième rencontre du Comité des ministres dans le cadre de la convention de coopération entre les polices des pays d'Europe du Sud-est.
Des échanges d’informations, des opérations conjointes de la police dans la lutte contre le crime de stupéfiants, le trafic de stupéfiants et la traite d’êtres humains, la contrebande de marchandises font partie des efforts communs des ministères de l’Intérieur des pays de l’Europe du Sud-est de venir à bout du contingent criminel qui depuis longtemps n’agit plus à l’intérieur d’un seul Etat. Le partenariat des structures policières des pays de la région a été réglementé par la convention de coopération policière en Europe du Sud-est, adoptée il y a deux ans. Il s’agit en effet du même type de convention que celle de Schengen, qui vise à surmonter les obstacles dans le travail d’une même et seule équipe, a dit le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Tzvetan Tzvétanov, à la fin de la semaine dernière, au moment où la Bulgarie accueillait la Troisième rencontre du Comité des ministres des pays signataires de la convention. La Bulgarie est le premier président officiel de la Convention et elle assumera cette fonction jusqu’au mois de juin prochain lorsque la Macédoine accédera à cette présidence tournante. Le principe de rotation qui à été adopté a pour objectif de garantir la transparence et la flexibilité au sein de ce partenariat ainsi que la prise de décisions consensuelles, a expliqué encore le ministre bulgare de l’Intérieur. Il a cité comme un exemple de bonne interaction les efforts communs de la Bulgarie et de la Roumanie dans leur aspiration à aboutir à l’adhésion à l’espace de Schengen. Selon le ministre bulgare de l’Intérieur, les services de sécurité intérieure des deux pays ont participé à une série d’opérations conjointes qui ont abouti à l’arrestation pour abus de pouvoir des fonctionnaires bulgares et roumains aux points de passage frontalier des deux pays.
« Nous sommes convenus, a précisé le ministre Tzvetanov, de renforcer l’échange d’informations au niveau opérationnel et de réaliser ce que l’on appelle des livraisons contrôlées, afin d’atteindre les principaux acteurs dans toutes ces filières. Cette coopération nous permet aussi d’avoir recours à des agents infiltrés. L’harmonisation de la législation dans tous les pays membres de la Convention nous offre cette chance de travailler en commun et je pense que nous pouvons nous vanter d’avoir déjà obtenu de bons résultats. Grâce à la coordination au sein du centre de lutte contre la délinquance transfrontalière en Europe du Sud-est /SECI centre/, nous avons pu saisir conjointement avec nos collègues macédoniens 120 kilos d’héroïne. Suite à une opération conjointe avec nos collègues roumains a été saisie une autre quantité importante d’héroïne de 100 kilos. Notre objectif maximum est de faire diminuer les trous des budgets de tous les pays, victimes de cette contrebande et de faire augmenter les recettes dans ces budgets. »
La Bulgarie figure parmi les signataires d’un accord de coopération policière avec le gouvernement serbe, où des annexes réglementent la mise en place de patrouilles mixtes le long de notre frontière commune. Dans le cadre de la présidence bulgare ont également été élaborés des projets d’accords pour la création de patrouilles mixtes avec la Macédoine et pour une coopération policière avec le Monténégro.
Version française : Kremena Sirakova