dimanche 26 mai 2013 

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La Bulgarie a accueilli une réunion de l’opposition syrienne 

© Photo: BТА

Moment de la réunion de l'opposition syrienne
Hier, 28 mai, à Pravets, non loin de Sofia s’est tenue une rencontre de représentants de l’opposition syrienne. Rencontre dont très peu de gens étaient au courant et sur laquelle aucune information n’a filtré à l’avance. Seul le ministère bulgare des Affaires étrangères a diffusé une déclaration à l’attention des participants, en bulgare et en arabe.
Force est de reconnaître que cette rencontre a coïncidé avec un épisode particulièrement dramatique des événements en Syrie, notamment le massacre d’une centaine de femmes et enfants à Houla, qui a mis encore un peu plus en péril le plan de paix de l’ONU. De plus, avant la réunion d’hier, jamais les représentants des trois principales formations de l’opposition syrienne, en l’occurrence le Conseil national syrien, le Conseil national kurde et le Bloc national des tribus syriennes ne s’étaient retrouvés en même temps et au même endroit. Mais ils sont arrivés en Bulgarie pour essayer de mieux coordonner leurs efforts pour combattre le régime de Bachar el-Assad et exhorter l’opinion internationale à renforcer la pression pour stopper les carnages.
D’après le texte de la déclaration du ministère bulgare des Affaires étrangères, les forces de l’opposition syrienne auraient averti que les déclarations et les menaces de la communauté internationale ne produisait plus leur effet, et que le Conseil de sécurité de l’ONU doit prendre ses responsabilités et faire voter séance tenante des résolutions énergiques et sans aucune ambiguïté. Les participants se tournent aussi vers la Ligue des pays arabes et à l’Organisation de la coopération islamique, exigeant une aide humanitaire d’urgence. Les trois partis d’opposition insistent sur la nécessité de renverser le régime de Bachar el-Assad.
A la question de savoir ce qui pourrait se produire si le Conseil de sécurité n’assumait pas ses responsabilités, le président du Conseil national syrien Bourhan Ghalioun a exprimé l’espoir que les bonnes décisions seront prises par le groupe des amis de la Syrie, comprenant quelque 70 pays occidentaux et arabes et qui a reconnu en avril la légitimité du Conseil national syrien.
Les représentants de l’opposition syrienne ont aussi confirmé la nécessité de poursuivre le dialogue entre les différentes forces d’opposition dans la perspective de construire un jour un Etat de droit en Syrie. Pour mémoire, en avril derniers, lors de la réunion des amis de la Syrie, le chef de la diplomatie bulgare, Nikolay Mladénov a appelé l’opposition syrienne à s’aligner sur le Conseil national syrien et son « plan de transition de la Syrie ». Et il a assuré que la Bulgarie apportera son concours au Conseil national syrien pour convaincre ceux des pays qui ne partagent pas encore ses positions. Et la réunion d’hier est un témoignage de la cohérence des propose de la diplomatie bulgare.

Version française : Sonia Vasséva

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