Pour grimper en haut de l’échelle de la réussite, au plan personnel et professionnel, il faut être motivé, est convaincue Elena Marinova. Elle en est la preuve. Agée de 34 ans, elle a déjà réalisé le rêve de toute femme – elle a fait carrière, elle a une merveilleuse famille et un adorable bambin de 5 ans. Elena est présidente et copropriétaire de « Moussala Soft » la plus grande compagnie bulgare de services de software. Elle est bachelière en économie et titulaire d’une maîtrise en gestion stratégique de l’Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » Elle a été membre du conseil de direction des deux Associations de Technologies Informatiques BAIT et BASKOM. Elle a été récompensée des prix « Jeune manager 2010 » de la fondation « Euréka » et « Next génération » pour jeunes entrepreneurs du journal « Pari ». Eléna évoque son parcours professionnel depuis le départ jusqu’à son poste de président de la compagnie d’informatique et des difficultés qu’elle rencontre sur sa voie:
« Tout a commencé par hasard. Je n’avais pas encore obtenu le degré de bachelière. J’avais un examen d’Etat à passer et alors, par des amis communs j’ai rencontré Delian Lilov l’actuel directeur exécutif de « Musala Soft ». A cette époque, il envisageait de créer une compagnie de logiciel. Ses amis des Etats-Unis le mettraient en rapport avec les premiers clients, de petites compagnies en Californie. Il m’a proposé de l’aider pour le business plan. C’est ainsi que nous avons créé notre boîte. Au début, le siège de la firme se trouvait dans un appartement du quartier Darvenitza. C’était léger et pas très sérieux. La première année j’ai même conservé mon salaire de base – j’enseignait l’anglais dans une école. Nous avons commencé en 2000 et seulement quelques mois plus tard a éclaté la plus grande crise dans les technologies informatiques. Lorsque beaucoup de compagnies américaines du secteur faisaient faillite. La firme employait alors une quinzaine de personnes. Il a fallu licencier. Nos partenaires américains se sont retirés et ce fut à ce moment là que cela est devenu sérieux. Les dix années qui ont suivi ont été très dynamiques. Nous avons commencé à travailler avec de gros clients ce qui s’est fait encore par hasard. IBM a racheté une petite compagnie en Norvège, qui comptait parmi nos clients et après une série d’audits et d’interviews nous avons commencé à travailler pour eux ».
Contrairement à la logique, qui veut que les sociétés s’imposent tout d’abord sur le marché intérieur, la compagnie dirigée par Elena, s’est affirmée tout d’abord sur les marchés extérieurs et elle a travaillé avec des géants internationaux tels que DHL, IBM, SAP, Siemens... Pendant les 5-6 dernières années on se tourne aussi vers la Bulgarie, en travaillant sur des projets européens avec différents ministères et organisations non gouvernementales. Au sein de leurs clients s’avèrent aussi bien de grandes compagnies bulgares que de petites sociétés innovatrices. Il y a quelques années Elena et Delian Lilov créent auprès de « Mousala Soft » un centre Rand D spécial (centre d’études et de recherche). Quant au motifs qui l’on incitée à investir dans le développement des jeunes gens et de la recherche Elena confie :
« Dans un plan personnel, lorsque j’étudiais, il me manquais un lien avec les affaires. Je crois que c’est très important afin de pouvoir s’orienter et savoir quelles sont les possibilités quelles sont les qualité nécessaires afin de se développer. Pour nous en tant que compagnie, les jeunes constituent l’avenir de la Bulgarie ce sont les gens avec lesquels nous allons travailler prochainement, qu’ils soient nos personnels ou nos clients. Quant au travail de recherche scientifique, je crois que la Bulgarie doit se développer en tant que destination, accordant des produits et des services à valeur ajoutée élevée non seulement dans le secteur des TI mais dans tous les domaines en commençant par les priorités populaires telles que l’agriculture et le tourisme. Si c’est l’agriculture, que ce ne soit pas tout simplement l’agriculture sur une grande échelle mais par exemple les produits bios. Si c’est le tourisme qu’il ne soit pas massif, ou un tourisme bon marché, mais un tourisme culturel, spa ou tourisme de village. Dans le secteur des TI les produits et les services que nous accordons doivent être très motivés. Et c’est pour cela que le lien avec les universités et leurs équipes de recherche est très utile. »
Au sein des initiatives pour encourager le développement des jeunes gens il existe aussi le programme international des stagiaires. En peu de temps par celui-ci sont passés plus de 100 stagiaires de Bulgarie, France, Espagne, Angleterre et les Etats-Unis.
« Réellement à chaque moment dans la compagnie nous avons un stagiaire international nous dit la jeune dame. En ce moment il y a un espagnol et nous attendons tout à fait bientôt d’avoir constamment des étrangers dans nos bureaux. Cela nous enrichit du point de vue culturel, nous commençons à nous sentir des citoyens du monde entier. Tous les stagiaires sont très motivés, et en outre on apprends de nouvelles choses, ils travaillent pour nous ce que est utile aux deux parties ».
Eléna parle des difficultés des femmes dans le monde du business, souvent considéré comme un territoire masculin et des avantages d’être une femme:
« Les difficultés sont les mêmes que pour les hommes. Je ne vois pas de sérieuse différence. Pour les qualités des femmes nous sommes davantage intuitives. Mois cela m’aide beaucoup. A l’échelle mondiale dans le secteur des TI il y a davantage d’hommes que de femmes. Etre une femme m’a aidé pour certains contacts à des conférences et des forums internationaux. »
Version française: Roumène Miliov