samedi 26 mai 2012 

Skip Navigation LinksRadio Bulgarie

Search in site

Навигация

publié samedi 13 mars 2010 09:00
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Rencontre avec ...

L’artiste peintre Nikolay Panayotov entre Paris et le village Stokité 

© photo: Veneta Pavlova
Nikolay Panayotov: „près de la totalité des oeuvres exposées sont faites à Stokité”.

Jusqu’au 21 mars à la Galerie nationale d’art étranger Nikolay Panayotov présente son exposition « Mutations » qui montre aussi bien des grands tableaux illustrant l’expérience du peintre dans le domaine des fresques que des œuvres petit format. Le peintre ne considère pas le concept de « Mutations » comme positif ni comme négatif.
« C’est la nature telle quelle, de la matière vivante et selon moi du processus créateur lui-même » dit-il. Je découvre des mutations dans notre vie quotidienne balkanique dans laquelle parfois les choses changent d’une manière très vitale, très dynamique et souvent absolument inattendue. »
Nikolay Panayotov a terminé ses études dans la spécialité Fresques à l’Académie Nationale des Beaux-Arts. Ensuite il y devient enseignant. En 1990 il part pour Paris où il réussit à trouver des galeries avec lesquelles il travaille ainsi que des collectionneurs de ses œuvres. Mais il ne rompt pas pour autant ses liens avec sa patrie. Il vit aussi bien là-bas qu’ici. Il a créé plus de 500 mètres carrés de fresques et de mosaïques en Bulgarie et en France. Il fait des illustrations pour des livres. Il organise quelques expositions par an. Il y a quelques années il achète au village de Stokité de la région de Sévliévo l’ancienne école dans laquelle il aménage le centre artistique l’Ecole Blanche.

« 90 % des œuvres dans cette exposition ont été faites là bas, dans cette école qui est mon dernier énorme atelier – explique –t-il. C’est un merveilleux bâtiment des années cinquante avec une architecture caractéristique de style stalinien que nous avons peint tout en blanc. La couleur blanche est pour moi le début par lequel on débute dans les beaux arts. Il possède un certain mysticisme. L’école blanche est comme une salle d’exposition et comme les grands ateliers, ou moi et mon épouse nous travaillons. Très souvent nous y accueillons des collègues, des amis, qui viennent nous voir. Son charme consiste dans sa solitude en montagne à plus de 200 kilomètres de Sofia. En un certain sens elle a aussi l’aspect d’un monastère contemporain centré sur l’art moderne. Mon idée c’est de faire changer l’avis qu’en Bulgarie il y a surtout de l’art ancien. Il faudrait que les gens qui viennent ici aient la possibilité de contempler ce qui est nouveau et d’avant-garde, l’art vivant et qu’il soit soutenus par ceux qui en ont les moyens comme cela se fait partout dans le monde.
Nikolay Panayotov a l’intention d’organiser sous le toit de l’ancienne école des rencontres artistiques entre des collègues de notre pays et de l’étranger. Il nous confie qu'au village Stokité il se sent libre et serein.

« Je suis heureux que nous avons des voisins qui sont des bergers. Nous organisons notre exposition traditionnelle le jour de la saint Dimitar la fête du village. L’année passée mes voisins au village étaient très contents car je leur ai montré ma nouvelle « récolte » pendant l’automne et ils ont dit que j’avais bien travaillé. Et cela est très sympathique. Des enfants du village et des environs viennent dessiner chez nous. Je dois vous dire qu’en Bulgarie je découvre quelque chose d’intéressant : il semble que les gens ordinaires me sont plus intéressants que ceux des milieux financiers ou politiques ou encore administratifs. Et il me semble que pour moi la communication avec les gens du village m’est plus précieuse car ils ont conservé leur naturel.

Version française: Roumène Miliov

Recommandez

Fermer

 

recipient1@mail.com;recipient2@mail.com

 

sender@mail.com