Un abri, une parole amicale et de quoi manger – c’est tout ce dont ont besoin les gens, restés pour une raison ou une autre sans logis. Pendant les mois chauds, c’est moins dur. Nous les voyons dans les parcs, autour des grands magasins, dans les gares… Certains réussissent à trouver un travail temporaire, un logement et retrouver l’espoir… L’hiver et surtout pendant des hivers comme celui-ci avec des températures extrêmement basses qui durent des semaines entières, avoir un toit sur la tête et des repas chauds sont littéralement salvateurs pour ces gens là. Un soutien aux SDF est accordé aussi bien par les municipalités que par l’Eglise, la Croix-Rouge Bulgare et différentes ONG. Les gens qui ont besoin d’un abri et de nourriture chaude, sont installés le plus souvent dans des refuges. Le plus grand centre de ce genre se trouve à Sofia. « Le plus souvent, on y accueille des personnes âgées, victimes de la mafia de promoteurs immobiliers, qui ont été abandonnés par leurs proches ainsi que des personnes qui n’ont jamais eu leur propre logement. Certains ont souffert d’une mauvaise gestion de leur vie, d’autres sont victimes d’escroqueries, d’autres encore n’arrivent pas à gagner assez pour assurer leur quotidien » explique Minka Vladimirova directrice de la direction « Activités sociales »à la Municipalité de Sofia:
« Le Centre d’accueil pour les SDF a été inauguré fin décembre 2011, selon un projet de la Municipalité de Sofia. Il est financé entièrement par la municipalité et l’idée est d’accueillir les personnes dans le besoin, leur donner des vêtements, de la nourriture. Nous avons accueilli au début une trentaine de personnes et ensuite nous avons élargi la base pour répondre à la nécessité d’un soutien à ces gens dans l’actuel rude hiver. Le sort des SDF après un séjour de 24 heures dans le centre de crise est différent. Il s’avère que certains ont des parents, chez lesquels ils sont installés, nous envoyons d’autres dans les trois centres qui existent dans la capitale Sofia pour les SDF dans lesquels le séjour est de trois mois. Il faut hospitaliser certaines personnes à cause de gels ou de leur mauvais état de santé. »
Bien que les grands froids ils soient plus chargés que d’ordinaire, les centres de crise et d’installation provisoire continuent d’accepter des SDF. Dans la capitale leur nombre est plus grand que dans les petites villes et les villages. Parmi ceux qui sont devenus des SDF il y a d’anciens travailleurs provisoires, le plus souvent occupés dans le bâtiment, et restés temporairement sans travail ni revenus. Certains d’entre eux ne savent rien de l’existence de tels centres, où ils pourraient avoir un peu de chaleur et être accompagnés par un travailleur social. Souvent ils passent la nuit dans des gares et les stations de métro. Les employés du Patronage social, le service de la municipalité, sont chargés de les convaincre à aller dans les centres d’accueil et les transporter jusqu’à eux. A cause des températures très basses une partie des équipes travailleront aussi le weekend et la nuit.
« Telle est la pratique depuis l’année passée afin qu’il y ait de telles équipes et grâce à elles une assez grande partie des SDF avec lesquels nous travaillons dans le centre de crise ont été inauguré pour eux et sont transportés dans des maisons ou des hôpitaux explique Minka Vladimirova. Depuis l’année passée nous proposons également des repas aux SDF. Avec l’aide de la fondation « Mission sans frontières » nous avons ouvert d’autres points de distribution de nourriture chaude. Des bénévoles distribuent des boissons chaudes dans les quelques centres mis en place dans la capitale.
Version française: Roumène Miliov