Le télétravail désigne une organisation du travail qui permet aux salariés d'exercer leur activité en dehors des locaux professionnels grâce aux technologies de l'informatique et de la communication (Internet, téléphonie mobile, fax, etc.). Le télétravail peut s'effectuer depuis le domicile et est entièrement encadré par la législation en Bulgarie. En effet, les amendements au Code du travail donnent le feu vert à ce type de travail et des droits à ceux qui le préfèrent au travail au bureau. Tout porte à croire que les employeurs, eux aussi, ne restent pas indifférents à cette nouvelle organisation du travail qui leur permet, entre autres, de faire des économies.
Imaginez que vous êtes un bon comptable, mais que vous vivez à Varna. Il suffit de posséder un ordinateur pour se faire embaucher à Sofia par une entreprise qui aurait apprécié vos compétences et qui souhaite vous embaucher. Voilà un exemple classique de travail à distance /ou télétravail/ qui a le vent en poupe et qui est différent du travail à domicile par l’utilisation exclusive de l’informatique. Et cette distinction est faite par les amendements apportés au Code du travail par les députés à l’Assemblée nationale qui fixent les conditions de recrutement dans un bureau virtuel. De plus, les adeptes du télétravail bénéficient des mêmes droits et cotisent au même titre que les salariés de bureau des entreprises.
D’après Dimitar Brankov, vice-président de l’Association de l’industrie bulgare, le télétravail se décline en plusieurs types de contrats, un contrat de prestation de services ou un CDD... :
« Ce sera certainement une forme privilégiée de prestation de services à distance, qu’adopteront en force les employeurs étrangers, dans le cadre des processus d’externalisation ou de délocalisation. A la place du contrôle visuel exercé par un salarié, imaginons dans un magasin en Grande-Bretagne, le contrôle pourra être confié à un travailleur ou une entreprise bulgares, qui fourniront le service à distance. Cela est tout à fait possible et strictement encadré par la loi. Et pour le magasin en Grande-Bretagne, ce sera une sérieuse économie sur les charges du personnel. Il existe de nombreux pays dans lesquels les fonctionnaires n’ont pas de bureau dédié dans l’administration, ce qui ne les empêche pas de remplir correctement leurs fonctions qui sont tout simplement externalisées. »
Y-a-t-il une chance pour que les employeurs bulgares adoptent ces nouvelles règles du travail ? D’après Dimitar Brankov, cela est tout à fait possible, surtout quand il s’agit d’entreprises dont le bon accomplissement des tâches ne nécessite pas une présence physique sur un lieu de travail bien déterminé. Il suffit que l’employeur dote son employé d’un bon ordinateur chargé de toutes les applications et formes nécessaires et dont il prendra en charge la maintenance et l’approvisionnement en consommables. Et à partir de son bureau, par téléphone ou par messagerie, le patron pourra contacter à chaque fois qu’il en a besoin son salarié. Bien entendu, ce dernier devra remplir une fiche comptabilisant ses heures de travail réel, même à distance…
Version française : Sonia Vasséva