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publié mardi 10 août 2010 14:52
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Pas de vacances pour les deux tiers des Bulgares cet été 

© photo: Tania Harizanova
La maison de campagne c'est la destination des vacances numéro 1 cet été.

Jeune, bien éduqué, habitant la capitale. C’est le modèle le plus fréquent des Bulgares qui peuvent se permettre des vacances cet été. Comme dans les années précédentes, se distinguent trois couches sociales dans lesquelles le pourcentage de ceux qui peuvent se permettre des vacances est plus élevé que ceux qui devront s’en priver. Les Bulgares bien éduqués, les jeunes de moins de 30 ans et les habitants de la capitale prendront des vacances plus souvent que les autres, mais parmi les victimes de la crise il y a 63 % des Bulgares qui resteront chez eux cet été. C’est ce qu’indiquent les chiffres d’un sondage représentatif de l’Institut National d’Etude de l’Opinion Publique (INEOP). Ce pourcentage englobe des personnes aux faibles revenus et qui n’ont pas fait beaucoup d’études, les personnes âgées et les habitants des petites villes.
La mer reste la destination préférée pour les vacances d’été pour un quart des Bulgares et pour les jeunes personnes bien éduquées. Deux fois moins nombreux sont les vacanciers, ayant choisi la montagne, les vacances dans les gîtes ruraux ont la cote et sont un séreux concurrent aux vacances en bord de mer cause de la crise, on se replie sur la maison de campagne ou ont se fait inviter par des amis qui en possèdent. Il y a un nombre constant de personnes – environ 4 % qui préfèrent partir à l’étranger et malgré la crise ils ne dérogent pas à leurs habitudes.
Aller à la piscine municipale, partir en randonnées, aller au concert, au cinéma, au théâtre, visiter des expositions, aller à la pêche, faire du jardinage, des menus travaux à la villa – c’est une façon de se détendre en temps de crise.

« Cette année je compte partir en vacances en bord de mer, dresser ma tente au camping Gradina et je pourrais rester bien plus longtemps que si je descendais à l’hôtel. L’année dernière je suis allé en Espagne, mais cet été on va se serrer la ceinture. Tous mes amis et connaissances possèdent des campings cars, des tentes ou bien louent des bungalows dans les campings » dit le jeune et bien éduqué habitant de la capitale Stanislav Penovitch qui est sur le point de partir avec des amis au bord de la mer.

« D’après mois oui, catégoriquement car lorsqu’il n’y en a pas, la première chose qu’il est logique de se priver c’est précisément du luxe dans un type de vacances, réponds Stanislav.
La crise s’est reflétée sérieusement sur les vacances des Bulgares estime Snéjana Staykova, sans profession car la plupart de ses amis ne partiront pas en vacances. Comment vont-ils passer leurs vacances alors ?

« A la maison ou bien comme nous avons passé nos vacances – nous avons été invités par des amis à Varna à la mer, puis ont nous a invités dans une villa. »
Et la crise a encore imposé une autre forme de vacances - un week-end à la mer. Les villégiatures de la Côte de la Mer noire sont pleines le vendredi soir et les dimanche elles se vident, lorsque les vacanciers repartent pour une nouvelle semaine de travail.

« Cette année je suis partie en vacances, pendant les week-end », dit Marina Marinova une jeune femme d’affaires. Je n’ai pas eu la possibilité de m’accorder une semaine de vacances, mais j’ai choisi le samedi et le dimanche pour aller à la mer. Ce sera tout pour cette année. On observe une réduction des budgets des ménages bulgares dans leur ensemble. Si l’année passée un ménage était prêt à investir, disons 1000 euros dans les vacances, cette année la somme a été réduite de moitié.

Version française: Roumène Miliov

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