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publié lundi 1 mars 2010 13:53
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Une marténitza bulgare en Antarctique… 

© photo: Darina Grigorova

La marténitza est symbole de santé, de bonheur et de prospérité.

Vous connaissez tous la marténitza bulgare, ce porte-bonheur traditionnel qui réunit des fils de laine rouge et blanc, symbole de santé et de bonheur sans nuage… Nous l’accrochons tous les premiers mars et c’est notre contribution à la belle saison qui commence, une manière originale de tourner le dos à l’hiver, au temps chagrin et aux journées sans soleil. C’est donc notre talisman qui est censé chasser le mal autour de nous.
Cette année encore, les marténitza ont envahi les étals improvisés dressés à tout bout de rue, à la ville comme à la campagne. Et même si l’on peut se retrouver face à des improvisations plus que fantaisistes, la vraie marténitza est celle qui marie les fils de laine blanche et rouge. Nous avons rencontré une productrice de martenitza qui depuis 8 ans propose ses modèles uniques, faits à la main :
« La marténitza ne se fabrique pas en production industrielle, on y met tout son amour dans des modèles uniques. Ma mère qui est à la retraite en fabrique à la maison et elle s’imagine ses créations partir pour le monde entier…A Varna au bord de la mer Noire, mais aussi en Europe ou en Amérique…Car les marténitza bulgares font le tour du monde, on en a même envoyées en Antartique. Et chaque fois qu’un client vient acheter je lui demande quel chemin prendra ma martenitza. »
Une cliente fidèle nous vante la beauté des marténitza d’Irina :
« Tout est tressé avec beaucoup de goût. Pour moi, ce sont les plus belles martenitza de Sofia et je n’achète qu’ici depuis trois ans ».
Nos porte-bonheur sont aussi très appréciés des étrangers. Ils ne posent pas beaucoup de questions, ils se servent tout simplement, nous confie Irina Nikolova :
« J’ai une fille qui travaille à l’étranger dans un cabinet d’avocats. Et tous les ans je lui envoie un paquet de marténitza, pour qu’elle en offre à ses collègues. L’année dernière, sa collègue portugaise lui aurait demandé de lui raconter l’histoire de cette si belle coutume bulgare. Je sais que même le prince Charles a porté une marténitza bulgare et il tenait à la garder jusqu’à ce qu’il voie une cigogne, comme le veut la tradition bulgare. L’année dernière, je suis allée en Angleterre chez ma fille et j’ai vu tout un arbre fruitier paré de marténitza. Visiblement, beaucoup de Bulgares étaient passés par là… »


Version française : Sonia Vasséva

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