© photo: BТА
Le président Parvanov avec des participants au débat.
Une discussion sur la Bulgarie en 2020, portant sur des thèmes tels que la démocratie, l’éducation, la protection de l’environnement et l’économie « verte », s’est tenue à la présidence de la république, avec la participation du président Guéorgui Parvanov et de jeunes Bulgares. Parvanov s’est joint à eux dans son affirmation qu’il n’était possible de dresser une liste des problèmes les plus pressants auxquels sera confrontée la Bulgarie en 2020 sans y inclure les jeunes Bulgares.
« Quand on était à Strasbourg, on a beaucoup discuté de la participation de plus en plus fréquente de jeunes aux structures civiques, a expliqué Julia Dimitrova, lycéenne en 1ère. Comment pousser les jeunes à voter, à participer davantage aux activités politiques, comment faire en sorte qu’ils aient un accès direct aux élites, comme nous le faisons en ce moment. Une de mes propositions est de créer une chaîne de télévision de l’UE au Parlement européen. Mais elle existe déjà, c’est Eurotélévision, et on est même passé à l’antenne à Strasbourg. »
Les participants à cette discussion estiment que des rencontres entre des jeunes Bulgares et des personnalités clés en Bulgarie et dans d’autres pays de l’UE devraient avoir lieu tous les mois. L’objectif serait de pouvoir discuter des changements et des priorités de la Bulgarie, et de fournir aux hommes politiques la possibilité d’entendre l’avis des jeunes. « Les rencontres avec des hommes politiques de première plan tels que le président Parvanov ne sont plus sans précédent. À la fin février, nous avions été reçus par la présidente du parlement Tsetska Tsatchéva pour discuter de l’idée que les jeunes se faisaient de la Bulgarie », a rappelé Julia Dimitrova. Une autre participante a désiré en savoir plus sur le fonctionnement des organes du gouvernement :
« Ma proposition est que toutes les institutions aient des journées des protes ouvertes pour qu’on voit comment elles fonctionnent, et non plus passer à côté des bâtiments. On pourra tous savoir ce qui s’y passe, et participer à ce qui nous intéresse. »
Un autre jeune participant pense que la politique devrait être plus présente au lycée :
« Je pense que ces questions doivent être abordées au lycée. Il faut qu’on discute de ce qui fait partie de la vie civique et politique du pays. Les jeunes seront alors plus informés et plus intéressés par ce qui se passe en Bulgarie, peut-être. »
L’écologie est un autre sujet qui suscite l’intérêt des jeunes. Ils veulent effectivement que la Bulgarie soit propre dans 10 ans, et qu’elle est conservée son patrimoine naturel. « Nous sommes tous témoins de cataclysmes climatiques, qui sont en fait provoqués par le réchauffement climatique », explique Alexandra Galabova. Selon elle, il faut se déplacer à vélo et non en voiture, quand c’est possible, afin de réduire les gaz à effet de serre.
« L’idée de se déplacer à vélo et non en voiture, doit être appliquée à plus grande échelle et présentée dans les médias, commercialisée, pour atteindre les gens, affirme Michaella, une autre lycéenne. Tout le monde pense que c’est faisable, mais très peu de gens décident de le faire. Il faut que l’infrastructure nécessaire soit construite, et il faut aussi que l’on puisse louer des vélos, comme ailleurs dans l’UE. »
Version française : Damian Vodénitcharov