Pour environ 160 000 couples bulgares, avoir un enfant est un rêve difficile à réaliser. Depuis l’année passée, les femmes stériles ont le droit de faire trois essais de fécondation in vitro (FIV) dans le cadre du fonds national, crée par le ministère de la Santé. Pour les dix derniers mois seulement, 6000 demandes ont été déposées auprès du fonds, explique Radina Veltcheva, président de la fondation Je veux un bébé , mais L’Etat ne peut financer que 400 femmes par mois.
« Jusqu’à la fin de décembre 2009, 1200 femmes ont reçu 2500 euros chacune. Je veux rassurer toutes les Bulgares : il n’y a aucun problème de financement des FIV. Tous les centres de fécondation artificielle en Bulgarie, 16 en tout, ont signé des accords avec le fonds et reçoivent les moyens financiers nécessaires. L’année dernière, la réussite moyenne des fécondations in vitro est de 27%, ce qui nous rapproche des standards mondiaux et européens. »
Selon la statistique européenne, le soutien psychologique aux couples en mal d’enfant, augmente de 20 – 25%. les chances de réussite de FIV Pour la deuxième année consécutive, les psychologues du fonds Je veux un bébé aident des couples avec des problèmes reproductifs dans le cadre du programme d’adaptation sociale et psychologique des familles en mal d’enfant. Cette année, le programme est soutenu par Nivea Baby qui verse 5 centimes au fonds pour chaque produit acheté.
Radina Veltcheva en dit plus sur le programme :
« En ce moment, le programme est appliqué à Choumen, Dobritch, Varna, Plovdiv, Bourgas et Sofia. Nous estimons que l’aide psychologique et le traitement de la stérilité doivent aller ensemble. Car la stérilité n’est pas seulement une maladie du corps, voilà pourquoi il faut appliquer un traitement plus complexe. La statistique moyenne pour l’Europe montre qu’entre 25 et 30% de la stérilité chez les couples est une stérilité psychologique, autrement dit, ce sont des couples qui n’ont aucun problème de santé visible, mais qui n’arrivent pas à faire un enfant. »
Depuis cette année, les hommes participent aux séances de groupe. La femme est celle qui se sent plus impliquée, car c’est elle qui donne vie. Mais le rôle de l’homme est tout aussi important. Dans les problèmes de procréation, on ne peut pas dire que l’un des partenaires est plus coupable que l’autre. Le but du soutien psychologique apporté aux couples est notamment celui de rompre avec les idées reçues.
Les psychologues recourent à des techniques différentes qui, sous forme de jeux, font ressortir des conflits intérieurs profonds, des sentiments refoulés, ainsi que des souvenirs douloureux. Avec le soutien et la compréhension, tout ces sentiments d’échec peuvent être surmontés.
Version française : Iglika Stankova