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Les policiers des unités de lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue en pleine action.
Au cours de l’année passée, la Direction générale bulgare de lutte contre le crime organisé a poursuivi plus de 400 groupes criminels qui opéraient sur le territoire de la Bulgarie et d’autres pays de l’UE, ainsi qu’en dehors des frontières de cette dernière. Les organisations de trafic de stupéfiants prédominent (41%), suivies de celles du trafic d’hommes, la falsification, le blanchissement d’argent et la corruption. Quelque 176 groupes de délinquants ont été partiellement ou entièrement démantelés, plus de 2 000 chefs et membres de groupes criminels ont été identifiés. La Direction générale bulgare a participé à 20 opérations internationales de lutte contre la criminalité. Le ministre de l’Intérieur Tsvétan Tsvétanov a cité à titre d’exemple les deux dernières opérations : les Arrogants et la Pieuvre. La première visait à appréhender un groupe criminel d’enlèvement et la deuxième concernait un groupe criminel influent qui opérait depuis plus de dix ans et contre lequel des de blanchissement d’argent, de fraudes à la TVA et autres. Selon le ministre bulgare de l’Intérieur, le travail coordonné entre les différentes institutions est essentiel. « C’est uniquement en travaillant de manière coordonnée que nous allons agir contre le crime organisé, car c’est un réseau bien élaboré et intégré », a-t-il ajouté. Tsvétan Tsvétanov a de nouveau assuré les agents de la police qu’ils avaient le soutien de la Direction du Ministère de l’Intérieur.
« Ce que j’ai recommandé et exigé de mes collègues de la Direction générale bulgare de lutte contre le crime organisé, c’est de dévoiler des crimes économiques. A cause de la corruption et l’abus dans la sphère économique bulgare, il faut qu’on soit beaucoup plus concentré et s’assigner des objectifs beaucoup plus sérieux. Ceci concerne non seulement la Diréction, mais aussi l’Agence d’Etat de sécurité nationale et le système de protection juridique. De nous jours, nous avons constaté des trous dans les finances publiques, et cela est sans doute dû à l’inefficacité de la lutte contre la corruption au sein de l’Etat. Les abus sont liés aux fraudes à la TVA, aux marchés publics et à la corruption au sein des autorités locales et régionales. Si nous n’ensisageons les choses que sur le plan politique, on doit reconnaître que la corruption au sein du gouvernement est quelque chose qui peut être rencontré dans chaque pays. »
Après le succès des opérations contre le crime organisé de l’année passée, le chaos règne sur le marché de drogues, a dit le chef de la Direction Stanimir Florov. Mais il faut savoir qu’à cause de la position géographique de la Bulgarie, la filière balkanique de la drogue passe par la Bulgarie. Selon Stanimir Florov, le trafic passe surtout par le Nord de la Bulgarie, où l’on saisit des lots de 10 à 15 tonnes de stupéfiants lors d’une seule opération. Les réseaux criminels engagent des mules pour transporter la drogue. Le nombre de Bulgares qui acceptent de faire se trafic est considérable. L’année passée, ils étaient environ 400 personnes.
Version française : Iglika Stankova