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publié mercredi 17 mars 2010 14:43
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Les mesures contre la violence à l’égard des enfants 

© photo: Diana Hristakieva

Où commence la violence sur les enfants ? Est-ce qu’une petite tape est une forme de violence ou une mesure d’éducation acceptée par la société ? A quel moment dépasse- t-on la limite entre la petite tape éducative et la violence sur les enfants ? Pendant ces dernières années ce débat est présent de plus en plus souvent dans la société. Et ce n’est pas sans raison. Des dizaines de cas de violence sur les enfants sont devenus l’occasion d’une large discussion par les parents, les instituteurs, les travailleurs sociaux, les représentants des ONG engagées avec ce problème et la police aussi bien sûr. Il est bien discutable que leur plus grande fréquence soit due à la situation économique plus difficile de nombreuses familles bulgares. Cependant les psychologues sont catégoriques que la vie difficile, explique dans une certaine mesure les cas qui augmentent de violence sur les enfants en tant que « solution » aux problèmes de leurs parents énervés. Selon des données de l’Agence d’Etat pour la protection de l’Enfant en 2009 les services sociaux ont travaillé sur 1602 cas de violence sur des petits. Près de 500 des enfants ont été battus, 190 ont été maltraités sexuellement, 254 ont subi un traumatisme émotionnel et la plus grande part des gamins – plus de 600 ont été négligés par les personnes qui s’occupent d’eux, ce qui constitue un traumatisme psychologique. 81 % des cas de violence sur les enfants pendant l’année écoulée l’ont été dans la famille, indique encore les statistiques de l’Etat. « Nous sommes souvent les témoins de scènes laides dans les rues montrant comment les mères et les pères crient contre leurs enfants ou les insultent. L’utilisation de punitions physiques est provoquée par le modèle patriarcal de l’éducation et l’impossibilité des parents à communiquer bien avec leurs enfants » dit la psychologue Vessela Banova et elle ajoute :

« Je n’ai jamais été favorable de ces méthodes et avec les années la douleur qu’elles provoquent a été prouvé aussi dans mon travail en tant que psychothérapeutique. Il est très important comment l’on parle aux enfants. Es ce qu’on leur accorde le respect nécessaire, es ce que nous appliquons des doubles standards ou non. Les punitions physiques ont toujours été une forme d’impuissance. D’une part je rangerais les causes liées à la santé psychique des parents. Ce sont des parents qui ont quelques problèmes psychiques mais n’ont pas recherché de l’aide de psychologues ou des travailleurs sociaux, afin de surmonter leurs problèmes. L’isolement, le chômage sont aussi des raisons qui peuvent provoquer un dérangement dans les relations entre parents et enfants, jusqu'à l’incapacité des parents et de là à la violence. Des principes de Loi sont violés et il indique que les parents ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec leurs enfants. Il existe encore certains stéréotypes à l’égard de l’éducation des enfants dans notre pays-les modèles de conduite apprise qui sont vieux et démoralisants. »
Non moins terrible est la violence psychique sur l’enfant. Récemment en Bulgarie aussi a commencé à fonctionner une ligne téléphonique 24 heures sur 24 pour les enfants en situation de risque. Les appels des enfants sont reçus par des psychologues de l’Association « Animus », mandatée par l’Agence d’Etat pour la protection de l’enfant pour accomplir cette activité. En environ 5 mois le nombre des consultations par téléphone par des jeunes dépasse les 4000. Dans le groupe pour des appels graves ou de crise s’avèrent les enfants qui ont des pensées suicidaires. La Loi sur la Protection de l’enfant permet à des travailleurs sociaux à faire entrer dans un logement protégé ou chez des familles d'acceuil un enfant sur lequel il y a des preuves qu’il est victime de tourments. Et la mesure contraire est également possible : que le violant soit contraint de quitter le domicile familial. C’est un fait cependant qu’encore chez nous ne sont pas prévues de sérieuses sanctions contre la violence. Mais des amendements sont prévus dans la Loi pour la Protection de l’Enfant. Les sanctions pour une violence sexuelle sur des enfants et sur les crimes contre le mariage, la famille et la jeunesse seront punis et la peine sera harmonisée avec celles des autres pays de l’UE. On prévoit également des amendements au Code de Procédure Pénale par lesquels l’on diminuera jusqu’au minimum la nécessité que les enfants victimes de violence sexuelle soient des témoins devant la cour.

Version française: Roumène Miliov

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