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publié mercredi 18 août 2010 15:22
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L’association « Projets culturels » part à la redécouverte de la Bulgarie 

© Photo: Еvguéni Dimitrov

L'église souterraine du village Dolno Loukovo, en Bulgarie du Sud.

Connaissons-nous la Bulgarie ? « En tant que photoreporter j’ai toujours pensé que je la connaissais très bien, étant donné que je dois voyager pour mon travail – dit Evguéni Dimitrov directeur d’une agence de photos. Mais lorsque avec mes collègues nous nous sommes assignés comme objectif de nous rendre à des endroits loin des sites historiques et naturels les plus populaires, il s’est avéré que la Bulgarie est pleine de beautés, de localités qui font revivre des légendes et des monuments du passé et qui attendent des gens à l’imaginaire toujours en quête de découverte.» Evguéni Dimitrov est aussi président de l’Association « Projets culturels » qui organise l’expédition Redécouvrir la Bulgarie. Dans son cadre une équipe de photographes et de journalistes partent à bord de 4x4 filmer et rassembler des documents sur rares endroits restés en dehors du tourisme de masse. Il y a quelques jours l’équipe était au bord de la rivière Roussenski Lom en Bulgarie du Nord.

« Nous y sommes allés avec l’aide d’un de nos collègues locaux et nous avons réussi à arriver tout près de la forteresse Tcherven, jusqu'à une grotte qui était habitée jusqu'à l’époque ottomane sur nos terres » – poursuit Evguéni Dimitrov. Nous savions très peu de choses sur elle. Des archéologues du musée de Roussé ont commencé à l’étudier en 2005. Elle se trouve dans un endroit très pittoresque et fait 90 mètres. A l’intérieur il y a une source avec une eau très savoureuse, il y a des inscriptions en grec et en latin. Malheureusement il y a aussi une inscription laissée par des amateurs du football. Dans cette grotte sont découverts des tombeaux, intéressants par leur emplacement et leur orientation, qui diffère un peu plus différente de ce qu’on connaît en général. Ont été découverts également des instruments, ayant servi lors de rites sacrificatoires des Thraces. »
Le matériel que prépare l’équipe, ne vise pas seulement à présenter un endroit par un simple récit historique, mais faire participer le lecteur grâce au texte et aux photos et en faire un témoin d’un voyage dans des endroits très peu connus, ressentir l’émotion de cette aventure et l’encourager à tenter l’aventure. « Maintenant par exemple, après l’ouverture de la frontière avec la Grèce on découvre des sites de plus en plus intéressants qui étaient dans la zone frontalière. En outre, des décennies durant ils étaient protégés contre les pilleurs de trésors. Et la science a désormais la possibilité de les voir et de les étudier », indique Evguéni Dimitrov. Au printemps son équipe est allée dans une forteresse dans la localité Balak Déré dans la région d’Ivailovgrad près de la frontière là ou la rivière Arda pénètre en Grèce voisine. Depuis quelques années, les archéologues bulgares étudient la forteresse qui s’étend sur une superficie de quelque 0,10 ha. Les découvertes de cette année, selon le chef des fouilles Ivailo Kanev confirment la thèse que la forteresse a été habitée par des Bulgares à la fin du IXe et au début du Xe siècle. L’équipe de « Redécouvrir la Bulgarie » a visité également un merveilleux village, le village Dolno Loukovo toujours dans cette région. Malheureusement la vue des maisons abandonnées et délabrées par le temps n’a pas été des plus agréables.

“L'arbre à cire" une essence méditerrannéenne est très rare en Bulgarie.

« L’endroit est connu pour l’unique arbre à cire dans le pays», explique Dimitrov. C’est une plante méditerranéenne qui pousse en quelques endroits comme un arbuste chez nous. L’unique endroit où elle a grandi comme un arbre c’est devant la municipalité dans le village en question. Son écorce rappelle un enduit de cire qui plusieurs fois dans l’année change de couleur. Au départr elle est blanche, puis devient rose, ensuite rouge foncé jusqu’au marron et elle commence à s’effriter jusqu'au cycle prochain. C’est une espèce protégée, j’ai découvert dans Internet que si quelqu’un tente de le couper il sera sanctionné par une amende salée. Dans ce village il y a aussi une église incroyable, enfouie sous terre et qui a environ 2 siècles. A l’intérieur elle est toute en bois ciselé. Elle nous est racontée par une ex-institutrice qui le fait bénévolement par patriotisme. Mais si à Dolno Loukovo venaient davantage de touristes, que les maisons étaient remises en état et le terrain aménagé, le village pourrait se transformer en une destination accueillante.»

Version française: Roumène Miliov

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