Ils préfèrent la quiétude des sites naturels à l’agitation de l’environnement urbain, le silence des escapades solitaires au tumulte incessant des grandes villes. Il s’agit des adeptes de la pêche – un passe-temps populaire, dont le succès ne s’est jamais démenti auprès des Bulgares. Alexandar Alexandrov est un de ces passionnés qui, été comme hiver, sillonnent le pays – canne à pêche à la main, à la recherche de la prise parfaite. Pour lui, ce sont surtout les moments intenses d’attente et de traque du gros poisson, qui comptent – bien plus que le fait de ramener à la maison une belle carpe ou une truite – chose qu’il refuse de faire, en relâchant aussitôt tous les poissons pêchés :
« Pour moi, la pêche c’est un moment de détente. Là où certains préfèrent joueur aux cartes ou aux échecs, moi j’opte plutôt pour un week-end au bord de l’eau. » – raconte-t-il, en assurant avoir initié quelques-uns de ses amis aux petits plaisirs de cette activité ludique.
Une chaîne de télé dédiée, des sites web thématiques et même une Journée mondiale de la pêche – à nos jours, les pêcheurs communiquent et s’échangent des informations sur les meilleurs endroits pour assouvir leur passion :
© Photo: archives personnelles
Alexandar Alexandrov avec une prise record
« Je suis prêt à faire des centaines de kilomètres pour dénicher le bon emplacement. » – poursuit Alexandar. « Il m’arrive souvent d’entreprendre de longs trajets rien que pour pouvoir lancer l’hameçon dans une rivière ou dans un lac. »
© Photo: BGNES
Que demander de plus....
Aussi calme et paisible qu’elle puisse paraître, cette occupation donne souvent lieu à des rivalités entre pêcheurs, comme en témoigne Alexandar Alexandrov :
« Nous sommes toujours en compétition pour réaliser une prise impressionnante. Il est de coutume de se faire prendre en photo pour immortaliser ce moment de joie et pour se procurer une preuve de nos « faits d’armes. »
Version française : Tsvetan Nikolov