Les experts ont observé un certain dynamisme sur le marché du travail. Plus d’un an après le début de la crise économique en Bulgarie, les entreprises commencent à embaucher de nouveaux cadres. Leurs attentes sont cependant plus importantes, alors que la rémunération est moindre.
Peu d’employeurs s’aventuraient à embaucher il y a encore peu de temps de cela ; ils considéraient que dédier plus de fonds aux salaires et à l’assurance maladie était beaucoup trop risqué. « La recherche de cadres hautement qualifié a augmenté depuis le début de l’année. La peur de l’inconnu a tout simplement disparue. Les entreprises se sont habituées à la crise et commencent à fonctionner à un rythme plus normal », explique Simona Harizanova du portail de carrières back2bg, dédié à la main d’œuvre hautement qualifié.
Des études universitaires, la maîtrise de plus d’une langue étrangère, de l’expérience professionnelle, des horaires de travail hors norme ; voici quelques unes des attentes des employeurs. Quel est donc le profil du postulant parfait ? Réponse de Simona Harizanova :
« D’après moi, le candidat parfait ne devrait pas avoir de trop grandes exigences. La maîtrise de langues étrangères est un autre atout. On cherche de jeunes spécialistes qui aient cependant une expérience solide, ce qui est impossible en soi. Mais si vous avez entre 23 et 30 ans, vous venez de finir vos études et vous avez 2-3 ans d’expérience, vous avez des chances de trouver du travail. »
Il ne suffit cependant pas d’être jeune, éduqué et avoir de l’expérience, parler des langues étrangères et être motivé pour obtenir un poste. La concurrence sur le marché du travail est en effet élevée en ce moment. Environ 20 spécialistes postulent pour chaque offre d’emploi, lors que les employeurs se plaignent souvent qu’il est impossible de trouver le candidat idéal parmi tant de candidatures. Lors de l’entretien, on peut même vous demander quels sont vos hobbies et comment vous passez votre temps libre, bref, préparez-vous à passer au peigne fin.
« Je remarque que les entreprises bulgares ont commencé à embaucher comme on le fait à l’étranger, explique Simona Harizanova. C’est bien que l’on demande des lettres de recommandation, et qu’un CV ne suffit plus. Tout le monde peut l’embellir de fiction. D’un autre côté, ce tableau de compétence ne peut pas vraiment présenter le candidat avec toutes ses qualités et ses particularités. Cette tendance d’exiger davantage de documentation rend donc service aux employeurs et aux demandeurs d’emploi en même temps. »
Version française : Damian Vodénitcharov