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publié lundi 8 mars 2010 13:31
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Le 8 mars : la journée de la collègue de bureau ou une bonne occasion de mettre en valeur les femmes et les mères… 

© photo: Darina Grigorova

Un bouquet de fleurs printanières ou un dîner aux chandelles…Tel est le « mode d’emploi » habituel de cette Journée de la Femme aux yeux de nos compatriotes. Une journée souvent décriée puisque faisant référence à notre récent passé socialiste et l’instrumentalisation de cette date pour souligner, non sans une certaine hypocrisie, la contribution des femmes à la production, à la science, à la culture et aux pratiques sociales en Bulgarie. Un détournement évident et un oubli total du déclenchement de ce processus, suite à un événement concret – la grève des travailleuses du textile aux USA contre les mauvaises conditions de travail et la rémunération ridicule en cette lointaine année 1857, là où tout a commencé et où a vu le jour l’idée de marquer le 8 mars la journée internationale de la femme. De nos jours, c’est une date controversée par un grand nombre de femmes, d’autres ont l’air plus conciliantes. Nous avons recueilli l’avis de quelques collègues femmes de la Radio nationale sur ce que le 8 mars représente pour elles. Pour Maya Mirchéva du Département des relations internationales, c’est juste une occasion de plus de faire la fête :
« Mais c’est vrai que le 8 mars me renvoie inévitablement aux célébrations pompeuses de l’époque du socialisme. Mais d’un autre côté, les Bulgares aiment faire la fête, alors à quoi bon s’en priver… »
A 25 ans, Tchana Paskaléva du service Expédition de la Radio pense que la femme mérite bien plus qu’un bouquet de fleurs et l’attention d’un jour :
« Moi personnellement, la date du 8 mars ne me dit rien et je n’attends pas qu’on m’offre des fleurs. Ce qui ne m’empêche pas de penser que les femmes et les mères méritent notre respect tout le temps et tous les jours. Une date du calendrier ne suffit pas. Sinon, je n’ai rien contre les occasions de faire la fête. »
Etre femme de nos jours est un sacré défi, car il faut savoir conjuguer adroitement les obligations familiales et professionnelles, avancer souvent sur la corde raide, ce qui n’est pas facile. Cet avis n’est pas le mien mais celui de notre collègue Vénéta Nikolova de Radio Bulgarie, journaliste et mère de deux enfants :
« Pour moi, le 8 mars est une belle fête, même si je sais que beaucoup de femmes en Bulgarie s’en fichent complètement et ironisent sur le sujet. Pour moi, c’est une journée de sourires, l’occasion de se faire plaisir et de nous rappeler que nous sommes des femmes, de vraies, et qu’il n’y a pas que la carrière et le travail qui comptent dans la vie… »

Version française : Sonia Vasséva

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