samedi 26 mai 2012 

Skip Navigation LinksRadio Bulgarie

Search in site

Навигация

publié mardi 9 mars 2010 15:10
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Le Médiateur de la République aide à mieux informer les citoyens sur les questions de la santé publique 

© photo: BGNES
Le Médiateur de la République de Bulgarie Guinio Ganev (à droite) et le général Stoïan Tonev (à gauche) à la présentation de la Charte européenne des droits des patients à l'Académie de médecine militaire.

Selon des données de l’Organisation européenne d’analyse et d’information Health Consumer Powerhouse pour 2009, la Bulgarie se rangerait à une des dernières places en Europe en ce qui concerne la protection des droits des patients. Cela devrait bien sûr nous inquiéter, mais peut aussi s’expliquer quand on se rappelle les perturbations subies sans cesse par notre système de santé public au cours des 20 dernières années. En ce moment même, nous sommes témoins d’une nouvelle tension au sein des médecins bulgares, et pour cause l’impossibilité dans laquelle se trouve la Caisse nationale d’assurance de payer les sommes dues aux médecins généralistes. Sans parler des remous que crée une réforme consécutive dans le secteur hospitalier, prévoyant la restructuration et la fermeture de certains hôpitaux dans le pays. Dans ces conditions il est évident que les droits des patients sont repoussés au second plan. Pourtant il existe certaines règles au sein de l’Union européenne que la Bulgarie en tant que pays membres ne peut plus se permettre d’ignorer. Depuis un certain temps les patients mécontents adressent leurs plaintes directement au Médiateur de la République Guinio Ganev. Ce dernier a de son côté entrepris une campagne sérieuse visant à populariser et à expliquer la Charte européenne des droits des patients, qu’il s’est donné la peine à présenter personnellement dans plusieurs grands hôpitaux de la capitale et dans le pays. Un de ces hôpitaux a été l’Académie militaire de médecine, où Guinio Ganev a lancé un appel aux dirigeants, les invitant à procéder de façon plus mesurée à la réforme dans la santé.
« Premièrement, avant de fermer des hôpitaux, il faudrait garantir une assistance médicale de qualité, accessible à tout le monde, a dit Guinio Ganev. Dans le même temps, il faudrait que les hôpitaux respectent un minimum de normes, notamment avoir des médecins spécialisés et les équipements nécessaires pour fonctionner. Il est impossible pour un hôpital de bien fonctionner sans avoir de bonnes équipes médicales et des équipements et de demander dans le même temps un financement garantissant son avenir. Cela ne profite nullement aux patients et crée de nouveaux trous dans le système de santé qui sans cela manque déjà de ressources. »
La Charte européenne sur les droits des patients prévoit de respecter 14 droits fondamentaux des patients, notamment le droit aux soins médicaux, un accord informé lors d’un traitement, un choix libre de services médicaux, à condition d’en être bien informé, le respect des normes de qualité des soins médicaux. Il est impossible en Bulgarie de respecter toutes ces normes sans avoir des règles médicales bien établies. Les erreurs des médecins sont souvent négligées, alors qu’il s’agit d’un droit fondamental à une aide médicale compétente qui se trouve ainsi compromis. Un autre droit qui n’est pas respecté en Bulgarie est le droit à la prévention. La Bulgarie, pays membre de l’Union européenne, n’a toujours pas une loi sur les droits des patients.

Version française : Kremena Sirakova

Recommandez

Fermer

 

recipient1@mail.com;recipient2@mail.com

 

sender@mail.com

Plus sur la catégorie Société

Tout sur la catégorie Société