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publié mardi 10 août 2010 15:10
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Société

Le nombre des victimes du trafic de personnes augmente 

Motivés par les espoirs d’une vie meilleure et par le mythe de « la prospérité à l’étranger » de nombreux Bulgares quittent le pays à la recherche du bonheur dans les autres pays européens. C’est justement ces personnes qui deviennent des proies faciles pour les trafiquants de chair humaine. Selon le ministère de l’Intérieur de Bulgarie les victimes du trafic de personnes sont plus de 10 000 chaque année et la pègre encaisse chaque année plus de 1 million d’euros de bénéfices de ce trafic. Les victimes de ce trafic de personnes sont avant tout des jeunes filles soumises à une exploitation sexuelle. Les victimes du travail au noir sont également nombreuses. Les secteurs à risques sont surtout ceux qui n’exigent pas une qualification spéciale, expliquent les experts. En Espagne et en Italie, où selon les chiffres officiels il y a environ 200 000 Bulgares, les secteurs à risque sont notamment l’agriculture, le bâtiment et le tourisme. Très souvent, des femmes bulgares, engagées soit-disant à s’occuper d’enfants ou de personnes âgées ou malades sont elles aussi sujettes à une exploitation de travail. La Commission nationale de lutte contre le trafic d^étres humains a lancé une campagne d’information pour la prévention de cette nouvelle forme d’esclavage. Cette campagne fait partie du projet international « Baisse du nombre des victimes de trafic de personnes de Bulgarie et de Roumanie, exploitées en Italie et en Espagne ». Le projet est financé par l’UE.
Krassimir Popov, vice-ministre du Travail et de la politique sociale et membre de la Commission nationale de lutte contre le trafic de personnes, nous donne des détails sur les efforts des institutions concernées par le problème.
« Le ministère du Travail et de la politique sociale a mis en place les offices du travail et des questions sociales. Nous avons un tel office en Espagne. Un fonctionnaire de notre ministère travaille dans cet office et il donne des consultations et des informations sur les droits de nos compatriotes qui se sentent menacés ou on des doutes à propos de leurs emplois. Nous disposons d’un mécanisme de coordination qui est destiné à faciliter la solution des problèmes. Malheureusement, dans la plupart des cas, les problèmes nous sont posés seulement après le retour des victimes en Bulgarie. Les cas dans lesquels nos services diplomatiques et consulaires ont été saisis au sujet de cas de trafic sont relativement rares et ceci ne nous permet pas de prendre à temps les mesures nécessaires. En ce qui concerne la Bulgarie elle-même, c’est l’Inspection générale du travail du ministère du Travail et de la politique sociale qui est l’administration chargée de surveiller l’application des règlements dans ce domaine. Les agences qui travaillent comme intermédiaires pour trouver à l’étranger des emplois à des candidats bulgares font également l’objet de contrôle de la part de l’Inspection générale.
La campagne d’information sera conduite non seulement en Bulgarie et en Roumanie, mais aussi en Espagne et en Italie qui sont les principales destinations du trafic de personnes. La campagne est orientée vers les communautés bulgares et roumaines dans ces deux pays, mais elle vise aussi la population locale l’objectif étant de porter à sa connaissance l’existence du problème et le sort des victimes de l’exploitation de travail », explique Krassimir Popov, vice-ministre du Travail et de la politique sociale et membre de la Commission nationale de lutte contre le trafic de personnes. Et de poursuivre.
« La coordination de nos efforts avec ceux des autres pays membres de l’Union européenne est extrêmement importante pour trouver des solutions aux problèmes de nos compatriotes, ajoute le vice-ministre. En pratique ceci signifie que tous les cas d’abus que nous avons enregistré sont immédiatement transmis aux autorités compétentes des pays concernés afin de prendre les mesures nécessaires ».

Version française: Vladimir Sabev




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