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publié mercredi 4 juillet 2012 11:28
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Les dauphins en mer Noire  

© Photo: archives

Dans les souvenirs de nos parents des dauphins s’élancent les uns après les autres sur les vagues de la Mer Noire, tandis qu’après eux naviguent des bateaux de pêche. Dans nos souvenirs d’enfants de la fin du 20ème siècle il n’y a plus ni dauphins, ni navires. Les jolis et intelligents mammifères marins étaient déjà disparus. De nos jours, ce tableau idyllique du passé pourrait de nouveau être observé tout près du littoral bulgare. Mais maintenant on peut entendre une autre plainte étrange – les pêcheurs accusent les dauphins de manger les poissons et se plaignent qu’il ne reste plus rien à pêcher.
Alors surgit la question: Est-ce que les dauphins sont désormais tellement nombreux dans les eaux territoriales bulgares ?
C’est exactement le contraire, répliquent les experts. Les dauphins sont de nouveau apparus en mer Noire, mais leur population est au nombre critique de la survie. Et le fait que les pécheurs ont de plus mauvais résultats de leur pêche, n’est pas du a la gloutonnerie de ces jolis mammifères marins mais c’est une triste conséquence de la diminution critique des réserves de pêche en Mer Noire.
Dans ce bassin à demi fermé de la Mer Noire vivent trois espèces de dauphins. Le plus souvent deux de ces espèces peuvent être observées près de la côte maritime, tandis que le dauphin ordinaire vit en pleine mer. Le dauphin qui est l’unique représentant des poisons de la famille des baleines en Mer Noire se trouve au sommet de la chaîne alimentaire. Il n’a pas d’ennemis naturels, à l’exception de l’homme nous raconte l’écologue Dimitar Popov de l’Association des Balkans Verts.

« Jusqu’en 1996, la Bulgarie tout comme les autres pays riverains de la Mer Noire avait des flottilles de bateaux pour la pêche des dauphins qui massacraient un grand nombre des dauphins, rappelle M.Popov. Ces mammifères marins étaient utilisés pour des besoins industriels – surtout pour produire de la graisse, et aussi dans l’élevage en tant que source de farine d’os. Selon des données scientifiques dans les années 60 du siècle passé la population des poissons de la famille des baleines dans toute la Mer noire était entre 1 et 2 millions. Plus tard, elle diminue jusqu'à un niveau critique et alors intervient l’introduction d’une interdiction de la pêche des dauphins. C’est la Turquie qui la dernière s’est jointe à l’application de cette interdiction en 1983. Malheureusement pour les experts et les scientifiques la tendance à la diminution de leur population en Mer Noire continue même après l’interdiction de cette pêche. »
Des études complètes sur la population des dauphins en Mer Noire n’existent pas mais l’on suppose qu’elle varie entre 100 mille et 250 mille exemplaires. La plus grande concentration a été observée près des côtes de la Turquie et de la Georgie où les dauphins passent l’hiver.
En fin de compte combien sont les dauphins dans nos eaux territoriales ?
A cause de la grande migration de ces gros mammifères il est très difficile de le dire. Mais ayant en vue la cote de la mer assez restreinte de 400-500 kilomètres à partir d’ici passent pas plus d’un tiers de leur nombre total, estime l’écologue Dimitar Popov. Son association « Balkans verts » a commencé un projet pilote pour recueillir d’avantage d’informations sur ce thème qui durera 8 mois.

« L’objectif, c’est de faire pour la première fois une expédition dans la partie Sud de la Mer noire et de rassembler des données photographiques des ailerons de ces poissons du type des baleines. Et ainsi de créer le premier catalogue avec les individus photographiés dans cette partie de la Mer.
Les dauphins recevront-ils des noms pour être identifiés après la mise en place de ce répertoire ?

« Dans un premier temps, il est certain qu’il y aura des nombres pour les distinguer, mais il est tout à fait possible de commencer à leur donner aussi des noms, dit l’écologue des Balkans Verts. Les expéditions seront ciblées surtout au cap Eminé et le cap Masslèn nos, ces deux sites du littoral sud étant les plus propices pour y accueillir des plaquettes avec les chiffres d’identification. Dans la partie nord, une telle étude a déjà été faite entre 2003 et 2004. Les chercheurs roumains feront de même pour leur part. L’Ukraine est le seul pays riverain à avoir déjà constitué un tel catalogue de photos des dauphins. 

Version française :Roumène Miliov

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