A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la ministre bulgare de l’environnement Nona Karadjova a mis en relief le plus grand atout de notre pays – la nature bien préservée, qu’elle appelle « notre capital le plus précieux ».
« Pour la seule année 2011, nous avons classé trois nouveaux territoires protégés, deux autres ont été élargis et ils occupent déjà 5,3% de la surface de la Bulgarie, soit 580 mille ha au total sont placés sous protection. De plus, l’année passée nous avons augmenté les terrains faisant partie du réseau européen « Natura 2000 » avec plus de 44 600 hectares. Ce réseau couvre plus d’un tiers de notre pays. »
Selon une étude, faite par l’agence MBMD à la demande du Ministère de l’environnement, les problèmes liés à l’environnement ne sont pas parmi les inquiétudes principales des Bulgares, mais ils les intéressent tous. Dans les conditions de crise économique il est normal que les gens aient d’autres soucis plus importants, comme par exemple le chômage, les bas salaires, etc., commente Mira Radéva, directeur de l’agence MBMD. Seul 1% des enquêtés considèrent l’état de l’environnement comme priorité essentielle. En même temps, à la question est-ce que ces problèmes les intéressent, 84% ont répondu de manière positive. Les opinions sur la situation dans ce domaine sont divisées. Avec peu prédominent ceux, qui pensent qu’elle n’est pas satisfaisante. L’étude a constaté que les Bulgares sont de plus en plus sensibles au thème de l’environnement. Mira Radéva donne quelques nuances intéressantes :
« Penser écolo aujourd’hui c’est moderne. Et quand nous demandons aux gens qui est responsable de l’état actuel de l’environnement, les Bulgares montrent un niveau d’autocritique élevé et 46% répondent que nous sommes tous responsables. Suit le transport avec 32% et l’industrie avec 19%. Mais en même temps seulement 24% des enquêtés sont favorables à l’idée de participer à des activités publiques pour améliorer la situation. Tout de même ces chiffres montrent que dans chaque ménage il y a au moins une personne avec des positions actives, ce qui n’est pas si mal. »
L’étude a pu constater le grand mécontentement des gens par rapport à la mauvaise organisation et la non efficacité du triage des déchets.
« Il y a une grande déception quant au tri des déchets. Les problèmes sont multiples. En même temps 90% des Bulgares veulent s’y impliquer. Mais évidemment le pouvoir exécutif, et surtout les municipalités, ne font pas le nécessaire. Il est dommage qu’ils ne profitent pas suffisamment de ce grand potentiel. »
Quelles sont les conclusions de cette enquête ? D’abord les Bulgares ont la culture écolo nécessaire, ils sont bien informés et ont un bon niveau de mobilisation en ce qui concerne les problèmes de l’environnement. Deuxièmement le pouvoir exécutif devrait profiter plus de toutes ces ressources. A cet égard une des premières démarches du Ministère de l’environnement sera l’augmentation considérable des prix de tous les sacs en plastique qu’on trouve sur le marché dès le 1 octobre, pour les remplacer avec des sacs biodégradables, qui ne sont pas nocifs à l’environnement . Et c’est la volonté de 88% des Bulgares.
Version française : Sia Karaguiozova