Une exposition de photos consacrée au 112e anniversaire de l’Union des chasseurs et des pêcheurs en Bulgarie et du 115e anniversaire de la revue Chasse et Pêche a été arrangée à la salle d’exposition de l’Agence d’Etat des Archives, à Sofia. Des cadres authentiques du domaine de chasse Stouden Kladenetz, près de la ville de Kardjali, a provoqué l’admiration d’un public particulièrement nombreux. Les photos reflètent un monde qui n’est pas accessible à tous et témoignent d’une conduite radicalement différente envers les animaux sauvages qui consiste à préserver l’harmonie dans laquelle ils évoluent.
« Grâce à la nouvelle route de 7 kilomètres qui a été construite, le domaine « Studen kladenetz » est désormais accessible aux visiteurs, a précisé Yoto Patzov, chef de la maison d’Edition « Naslouka » (Bonne chasse) auprès de l’Union nationale des chasseurs et des pêcheurs et rédacteur en chef de la revue Chasse et Pêche. D’autres équipements sont en voie de construction aussi, dans l’objectif de promouvoir le tourisme dans la région. Notre initiative a permis de démontrer l’intérêt qu’il y a en effet à développer un nouveau type de tourisme dans le domaine « Studen kladenetz », le photo tourisme qui se révèle très perspectif.
Un des auteurs des photos Gricha Grigorov, fait part de sa façon de communiquer avec les animaux sauvages. Il n’a jamais été chasseur et affirme qu’il ne le deviendra jamais, car ce qui l’intéresse c’est de prendre en photos des animaux vivants.
« Depuis toujours je suis un amoureux de la nature et je m’entends mieux avec les animaux qu’avec les gens, nous explique le photographe. L’attente est ce qui est le plus difficile, car ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la patience de rester sur place toute une journée pour faire un cadre. Pour provoquer l’intérêt du public une photo doit refléter un certain dynamisme. Toutes les photos ne sont pas nécessairement réussies. Quand on possède un bon appareil, on peut faire aussi des cadres statiques, mais pour réussir vraiment une photo, il faut aussi de la chance. Finalement on garde très peu de cadres. »
On prend les meilleures photos soit tôt le matin, soit tard dans l’après-midi. On sait que les animaux ont des sens très vifs et le moindre mouvement peut leur faire peur. « Nous devons bien les connaître pour ne pas les surprendre », poursuit ses explications Gricha Grigorov.
« L’essentiel est de se déplacer avec beaucoup de précaution. Il faudrait tout à d’abord bien se dissimuler, car les animaux sentent tout de suite le danger. Dans la plupart des cas ils se savent observer par les photographes, mais sentent qu’ils ne devraient pas les craindre. Quand nous nous rendons compte qu’ils sentent notre présence, nous devrons attendre qu’ils se calment avant de faire le premier cadre. Ensuite, avant de continuer à les prendre en photos, il faut patienter pour qu’ils s’habituent à nous et au cliquetis de l’appareil. »
Version française : Kremena Sirakova