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publié mercredi 21 juillet 2010 15:33
Radio Bulgarie La vie en Bulgarie Science et Nature

Les Bulgares sont-ils sensibles aux problèmes environnementaux ? 

© photo: BGNES
Le problème le plus grave d'après tous les Bulgares est celui de la pollution de l'atmosphère.

Une étude sociologique de l’agence ESTAT, réalisée sur demande du ministère de l’Environnement, fait ressortir la préoccupation des Bulgares face aux problèmes de l’environnement, puisque 80 % des personnes interrogées affirment leur sensibilité pour ce thème. Les résultats de l’étude en question mettent en exergue une multitude de problèmes qui sont à l’origine d’une forte inquiétude au sein de nos compatriotes. Aucune question environnementale n’est sous-estimée par les Bulgares, affirment les sociologues de l’ESTAT.
« Les citoyens bulgares sont catégoriques que la pollution atmosphérique est le problème le plus sérieux dans le pays, a déclaré le ministre de l’Environnement Nona Karadjova, lorsqu’elle a rendu publics les résultats de l’étude. Tel est l’avis des 53% des personnes enquêtées. En deuxième position les gens mettent le problème de l’abattage du bois du fonds forestier. Viennent ensuite, à la 3e et à la 4e place, les dépotoirs sauvages et le manque de propreté dans les villes ».
Vu le fait que la majorité de la population vit dans les villes, il est normal que la qualité de l’air soit ce qui préoccupe le plus la plupart des gens. D’autres problèmes inquiètent les habitants en dehors des grandes agglomérations.

© photo: BGNES

« La pollution atmosphérique, c’est ce qui gène le plus les habitants de la capitale Sofia, a souligné la ministre de l’Environnement Karadjova. Les Sofiotes sont également très préoccupés de l’état des espaces verts et des terrains vagues autour des HLM. Les espaces verts laissés à l’abandon sont un problème pour les habitants des villes régionales. Les petites localités ont des problèmes avec la propreté des rues, quant aux villages, le problème le plus fréquent y est le rationnement en eau en été.
L’étude a également été centrée sur l’attitude des gens envers la façon dont les collectivités locales s’exécutent pour se doter d’une infrastructure adéquate de traitement de déchets et de gestion d’eau. Pour avoir une réponse à cette question, les personnes interrogées dans le cadre de l’étude ont été priées de donner une note aux collectivités locales selon l’échelle de 1 à 6.

© photo: BGNES

« L’organisation de la collecte séparée des déchets est le plus mauvais élève, l’adduction d’eau et la construction de stations d’épuration des eaux résiduelles au contraire, ont reçu une note relativement satisfaisante, 3,80 sur 6, a encore fait savoir Nona Karadjova.
Nous avons été surpris de constater que 84 % des personnes enquêtées se sont déclarées prêtes à collecter séparément les déchets biodégradables, notamment les déchets de plantes, les déchets de produits alimentaires domestiques et de la restauration. Ceux qui approuvent le remplacement des sacs plastiques par des sacs de toile et de papier sont aussi très nombreux, à savoir ils ont été 82% des personnes interrogées à répondre positivement à cette question. »
L’étude fait ressortir que les Bulgares sont très sensibles aux problèmes de l’environnement, bien que la conclusion qui s’impose soit que leur niveau de culture écologique est encore relativement bas.

Version française : Kremena Sirakova

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