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publié mercredi 30 mai 2012 10:30
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La centrale thermique de Bourgas vend des émissions nocives « épargnées » de CO2  

© Photo: www.toplo-bs.com

Parmi les plus importantes exigences que la Bulgarie devait respecter après son adhésion à l’UE figurent également les Directives sur les grandes installations thermiques. Elles concernent surtout les centrales thermiques dont les gaz à émissions d’effet de serre. Ensuite la Directive était intégrée dans le nouveau règlement européen appelé « autorisations complexes » sur les émissions maximum de gaz nuisibles dans l’air, l’eau, les sols etc. Sans une telle autorisation aucune entreprise industrielle ne peut plus fonctionner. Malgré les périodes de transition convenues, ce ne sont pas toutes les centrales thermiques qui réussissent à venir à bout des défis écologiques. Certaines tels que la centrale thermique Briquel ou la centrale thermique de Pernik étaient contraintes de fermer une partie de leurs unités de puissance. D’autres, telle la centrale de Bourgas, par exemple, disposent même des quotas économisés pour la vente d’émissions selon le schéma du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre.
En 2006, la centrale thermique de Bourgas a conclu un accord avec l’Agence danoise aux gaz sur le schéma de réalisation conjointe des obligations pour la réduction des gaz à effet de serre, prévu dans le protocole de Kyoto. Ce schéma accorde la possibilité aux pays développés de comptabiliser a réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, en finançant la réalisation de projets sur la diminution des émissions nocives dans d’autres pays avec des économies en transition d’autres pays. Les émissions obtenues par ces projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre peuvent entre transferées au pays acquéreur d’accomplir leurs obligations selon le Protocole de Kyoto. Les projets de « réalisation conjointe » donnaient la possibilité aux pays tels la Bulgarie d’attirer des investissements pour introduire de nouvelles technologies écologiques pour des équipements. Par l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto à la fin de 2012, le schéma ne sera plus en vigueur tandis que son résultat positif est présent.
Selon l’accord conclu pour une « réalisation conjointe » l’Agence danoise à l’Environnement a investi 7,5 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle unité de puissance génératrice dans la centrale thermique de Bourgas c'est-à-dire une telle qui produirait non seulement de la chaleur, mais aussi de l’énergie électrique. En échange la centrale transfère dans le compte du Danemark les émissions nocives épargnées en l’espace de 5 années /2008-2012/. A part l’effet purement écologique, l’opération a aussi un effet économique considérable a déclaré pour Radio Bulgarie Internationale le directeur exécutif de la centrale thermique de Bourgas, l’ingénieur Valio Doutchev.

« L’effet pour la centrale consiste dans le fait qu’une partie des investissements dans la nouvelle unité de puissance sont faits par l’Agence Energétique danoise. Et en deuxième lieu, en produisant désormais aussi de l’énergie électrique, nous utilisons plus efficacement le carburant et nous produisons encore un produit pour la vente – à savoir l’électricité. Ainsi avec un peu plus de dépenses nous obtenons des revenus supplémentaires considérables. »
Avec les nouvelles unités de puissance les dépenses pour le carburant dans la centrale thermique de Bourgas sont considérablement réduites. Pour 2011 par exemple l’économie conjointe lors de l’utilisation du carburant est de 15,23% et pour chacune des installations il a généré une efficacité sur l’année de plus de 79 %. A la fin du mois de mars, l’organisation indépendante de certification Green and Fair a comptabilisé le montant des émissions réduites de gaz nocifs à effet de serre dans la centrale en 2011 qui s’élèvent à près de 85 mille tonnes. Ce sera la plus grande quantité de « gaz épargnés », transférés à l’Agence Energétique Danoise, depuis 2008 jusqu'à ce moment. Il s’annonce que la société produira avant terme son engagement d’accorder au Danemark des émissions « épargnées » de près de 470 mille tonnes de CO2. 

Version française :Roumène Miliov

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