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Devenir enseignant est loin de motiver les jeunes en Bulgarie…

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Photo: archives

Même si les salaires de base des enseignants vont considérablement augmenter à partir de 2019, comme il a été convenu en juin dernier par le ministère de l’Education et de la Science et les partenaires sociaux, la statistique est là pour révéler que le métier d’enseignant reste toujours peu attractif en Bulgarie. Bien plus, à peine 8% des enseignants ont moins de 35 ans.

Les jeunes diplômés n’ont aucun volonté ni motivation pour adhérer au corps enseignant en Bulgarie. C’est un problème très grave, qui ne trouvera pas sa solution dans la seule revalorisation des revenus », est catégorique Adrien Nikolov de l’Institut d’Economie libérale, auteur d’une analyse sur le thème « Les bonnes pratiques éducatives qui font les bons enseignants » qui donne son avis sur le sujet :

Il est certes vrai que les enseignants doivent être mieux rémunérés, mais il existe aussi d ‘autres facteurs qui rehaussent la qualité du processus d’étude et les résultats des jeunes scolarisés. Les salaires sont importants, mais pas que…Les écoles doivent postuler pour s'associer à des programmes de développement des aptitudes professionnelles de leurs élèves. Car il arrive souvent qu’une fois leur diplôme en poche, les jeunes enseignants ne pensent plus à se perfectionner et à améliorer le niveau de leurs connaissances. D’où la nécessité et l’utilité d’organiser des formations au sein même des écoles, des séminaires thématiques aussi qui fassent travailler les participants et qui ne soient pas vécus comme des parenthèses de détente et de farniente…

Le système d’évaluation du travail des enseignants doit lui aussi être modernisé. "Il faut mettre en place un processus qui implique les trois parties concernées, les élèves, les parents et le ministère. Et c’est là qu’intervient le facteur des rémunérations qui doivent tenir compte de l’efficacité du travail effectué, estime Adrien Nikolov qui demande également au corps enseignant de chercher à motiver les bons enseignants et à les inciter à aller travailler dans les petites agglomérations de province où les enfants n’ont pas accès aux programmes d’études plus modernes…

Tout porte à croire, que l’équipe actuelle du ministère de l’Education nationale a l’ambition de bouger les lignes et de faire bouger les choses. Le changement est en cours, mais il avance pour l’instant à petits pas hésitants. J’aimerais voir une approche plus radicale et audacieuse de la part des collègues du ministère, dit en conclusion Adrien Nikolov.