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Les défis économiques face aux partis dans le nouveau parlement

Le prof. Grirgor Sariiski : "Il est nécessaire de réviser la gouvernance précédente"

Photo: BGNES

Les dernières élections ont catégoriquement démontré que les Bulgares demandent des changements radicaux de la gouvernance du pays. Dans le même temps le rapport des forces dans le parlement cache de nombreuses inconnues et surtout sur la manière dont on obtiendra un équilibre entre les recettes qui diminuent et les dépenses de plus en plus grandes du budget public.

"La glace a été brisée depuis un certain temps – dit dans une interview pour la radio publique l’économiste, le prof. agrégé Grigor Sariiski. Les programmes électoraux des gouvernants sortants contenaient pas mal de promesses qui n’ont pas été tenues depuis 11 ans. Le programme de GERB a été déposé environ 3 semaines avant les élections, ce qui n’est pas sérieux. En plus de cela il se voulait clair et repérable dans leurs documents stratégiques – dans le budget de cette année, par exemple. Pourquoi on fait des promesses qui ne figuraient pas dans les documents du parti au pouvoir jusque-là ? »

Le prof. agrégé Grigor Sariiski

Le programme de GERB est bien rédigé et démontre des capacités administratives mais malgré cela il y a de nouveau des promesses généreuses impossibles à réaliser, qui seront tenues seulement sur le papier ":

"En parlant économie nous observons les paramètres clé dans leur programme – croissance du PIB de 60 milliards d’euros (autant qu’en 2020) à 100 milliards d’euros. Nous avons déjà observé une hausse du SMIC et du salaire moyen au cours de la gouvernance du gouvernement précédent. Mais les choses que vous pouvez acheter avec cet argent ne sont pas très différentes. Au bout du 3e mandat des gouvernants, la part des gens ne pouvant pas couvrir leurs frais est la même qu’au début de leur premier mandat en 2009. Au niveau des chiffres la promesse est tenue, mais cela n‘a pas de conséquences pour le bien-être des Bulgares.“

En ce qui concerne le programme du deuxième parti au classement après les élections ” Il y a un tel peuple” (ITP), il met l’accent sur “la gouvernance adéquate”, “un développement durable”, “des réformes structurelles d’envergure”, la promotions des “start-ups avec un potentiel innovant”, “la numérisation”, etc. Dans le programme électoral de la gauche qui se range par la volonté des électeurs à la 3e place, on remarquera l’imposition fiscale plus juste (la réduction de l’impôt pour les parents qui travaillent et une imposition progressive des revenus), la revalorisation des retraites, des jardins d’enfants et des manuels gratuits, renforcement des investissements de l’Etat dans des secteurs clé de l’économie. Les autres partis esquissent également les problèmes de l’éducation, la santé publique et les prestations sociales. En dépit de cela, selon le prof. agrégé Sariiski, il manque aux objectifs annoncés des mesures concrètes et des chiffres:

"Il ne suffit pas d’accéder au pouvoir mais de disposer de ce qui est nécessaire pour l’exercer. Au cours de ces 11 années de gouvernance du GERB ils ont réussi à mettre au point une machine qui tourne très bien et qui est très difficile à mettre en marche pour chaque nouveau venu pour fonctionner conformément à ses objectifs et intérêts. La bataille pour l’ITP et les autres partis d’opposition ne fait que commencer. Quelles que soient les responsabilités qu’ils (ITB – n.d.l.r.) se verront confiées ils auront à faire face à un mur de résistance passive"

Selon les prévisions du ministère des Finances, les dépenses publiques au premier trimestre de l’année augmentent de 1.1 milliard d’euros. Selon Grigor Sariiski, ceci est dû à l’augmentation des retraites, les programmes de soutien, la croissance des salaires de la fonction publique. Celui qui maintenant prendra les rênes du pouvoir devra chercher et trouver un équilibre pour le budget dans les conditions de chute des recettes et de flambée des dépenses.

Edition: Darina Grigorova /sur la base d’une interview de Mira Christova de la RNB-Christo Botev/

Version française: Vladimir Sabev

Photos : BGNES et archives

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