Radio nationale bulgare © 2021 Tous droits réservés

La Bulgarie se dirige vers un gouvernement intérimaire et des élections anticipées

Photo: archives

Après l’échec des trois tentatives da la 45e législature de l’Assemblée nationale de former un gouvernement, le président Roumen Radev devra nommer un cabinet intérimaire qui se chargera des préparatifs des législatives anticipées d’ici deux mois. La Constitution n’oblige pas le chef de l’Etat à promulguer immédiatement un décret sur la dissolution du parlement et la convocation des législatives anticipées à une date fixée, mais Radev a annoncé qu’il le fera après le 10 mai.

„Former un gouvernement était la principale tâche de ce parlement. Après avoir échoué suit la procédure constitutionnelle de convocation d’élections législatives. Ceci signifie que ces élections se tiendront probablement en juillet, la date la plus convenable étant le 11 juillet », a prévu dans une interview pour la RNB Simona Veleva, docteur ès sciences en droit constitutionnel.


Les affaires courantes seront expédiées par le gouvernement intérimaire qui sera formé par le président. Il ne peut pas rester au pouvoir plus de 3 mois, a précisé Veleva.

La crise massive ne fait que commencer en Bulgarie et “cette crise politique rendra la vie dure aux Bulgares”, a averti le sociologue Urii Aslanov. Dans une interview pour la RNB il a souligné que le président Roumen Radev n’a pas souhaité un gouvernement intérimaire mais maintenant il est obligé de le faire.

Le politologue Kaloyan Metodiev a pour sa part exprimé l’espoir de voir un gouvernement intérimaire plus constructif et mieux équilibré: “Soit ils s’occupent du processus électoral de manière responsable et compétente et dans le calme, soit ils jettent le pays dans le chaos.“

Les nouvelles élections se tiendront conformément à de nouvelles règles, adoptées à la hâte par la 45e législature de l’Assemblée nationale. Il s’agit notamment d’une nouvelle circonscription électorale « A l’étranger », le vote uniquement avec des machines et une nouvelle Commission électorale centrale (CEC).

"Le changement le plus important concerne le nombre des bureaux de vote dans les pays en dehors de l’UE – est convaincue Simona Veleva. Très souvent nous n’avons à l’esprit que la Turquie mais il ne faut pas oublier non plus que de nombreux expatriés bulgares vivent en Grande-Bretagne, aux USA et dans d’autres pays et il ne serait pas juste de les faire au XXIe siècle attendre des heures à des files d’attente pour exercer leur droit constitutionnel d’élire les membres du parlement bulgare. Le nombre des demandes d’ouverture d’un bureau de vote a été également réduit de 60 à 40. Ceci signifie qu’à cet égard nous avons une bien meilleure garantie du droit des Bulgares à participer aux élections qu’auparavant.“

Selon le politologue le prof. agrégé Ogrnian Minchev, les objectifs des amendements d’urgence au Code électoral – à la veille des prochaines élections anticipées, est de mettre en place les conditions nécessaires pour l’éviction totale de GERB du pouvoir:

"Les nouveaux partis de la contestation se sont chargés de cette tâche en croyant qu’en n’éliminant pas GERB du pouvoir ils ne pourront pas gouverner. Reste à savoir s’ils seront capables de gouverner sans le GERB ". Selon lui, jamais jusqu’à présent des amendements urgents à la législation électorale n’ont été satisfaisants pour « les rêves et les ambitions de ceux qui les effectuent”.

"Les risques d’échec des élections sont considérables, car elles devront être organisées dans les deux mois suivants par une nouvelle CEC et conformément à de nouvelles règles qui doivent être accompagnées de mesures organisationnelles, financières et technologiques adéquates », relève Minchev : « Si cela n’arrive pas, contester les élections sera une des possibilités de réaction, la deuxième possibilité étant l’instauration d’une sorte de pouvoir autoritaire qui fermerra les bouches des protestataires“.   

Bien que conformément à de nouvelles règles, les craintes que les prochaines élections anticipées n’aboutissent pas sur des changements notables sur l’échiquier politique ne sont pas infondées. Les politologues prévoient des changements non seulement dans les nuances en vertu desquelles au parlement entreront des partis qui n’y ont pas eu jusque-là accès, mais également que certains partis parlementaires pourraient le quitter. Mais la chance de nous retrouver de nouveau dans une situation dans laquelle le parlement est incapable de former un gouvernement reste grande. Si cela arrive, « le pays entrera dans une crise politique et intentionnelle », tire la sonnette d’alarme le président Roumen Radev.

Edition Elena Karkalanova

Version française: Vladimir Sabev

Tous les articles

ITP entame des pourparlers pour la formation d’un gouvernement

Le plus grand parti parlementaire – « Il y a un tel peuple » (ITP) entame des pourparlers et des consultations en vue de la formation d’un gouvernement. La direction d’ITP a envoyé des lettres pour des rencontres avec les leaders du PSB, «..

Modifié le 22/07/21 à 10:11

Les propositions des députés dès le premier jour du nouveau parlement

Dès la première séance plénière de la 46 e législature de l’Assemblée nationale les premiers projets de lois et des propositions ont été déposés au Secrétariat Le « PSB pour la Bulgarie » a déposé un projet de loi sur les personnes âgées..

Publié le 21/07/21 à 15:40

Les députés de la 46e législature de l’Assemblée nationale ont prêté serment

“Le souverain vous a élu et je compte sur sa sagesse, travaillons pour le rêve de ce peuple pour une Bulgarie prospère ”. C’est avec ces mots que la doyenne des députés Mika Zaykova a inauguré la 46e législature de l’Assemblée nationale. Lors..

Publié le 21/07/21 à 15:07