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L'Ukraine au cœur du sommet de l'OTAN à Madrid...

Photo: BGNES

Le président Roumen Radev est à la tête de la délégation bulgare au Sommet de l'OTAN à Madrid. Avant l'ouverture du forum, la Turquie a levé son veto sur l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Alliance Nord-atlantique, ce qui, selon le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg est un signal clair à l'égard de Vladimir Poutine que les portes du pacte sont ouvertes à de nouveaux pays. "Il voulait moins d'OTAN, mais voilà qu'il obtient tout le contraire, un OTAN plus fort aux portes de la Russie", a indiqué Jens Stoltenberg.  "Le sommet de Madrid va être un sommet pivot" pour le futur de l'OTAN, a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique à l'ouverture de la réunion dont les enjeux ont été démultipliés par l'invasion russe de l'Ukraine. Invité à participer aux échanges, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprimera à deux reprises en visioconférence, alors que Kiev ne cesse de réclamer davantage de livraisons d'armes de la part de ses partenaires.

Les pays de l'OTAN, qui ont déjà fourni des milliards de dollars d'aide à Kiev, vont convenir à Madrid "d'un programme d'assistance complet à l'Ukraine pour l'aider à faire respecter son droit à la légitime défense", a promis Jens Stoltenberg. "Il est extrêmement important que nous soyons prêts à continuer à apporter notre soutien parce que l'Ukraine fait face aujourd'hui à une brutalité que nous n'avions plus vue en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale", a-t-il exhorté. Un message relayé par le président français Emmanuel Macron, qui a appelé l'Alliance à un "message d'unité et de force" à l'issue d'une rencontre du G7 en Allemagne, organisée en amont du sommet de l'Otan. "La Russie ne peut ni ne doit gagner" la guerre, a-t-il insisté.

De son côté, le premier ministre britannique Boris Johnson appellera ce mercredi tous les pays de l'Alliance à augmenter leurs dépenses militaires en réponse à l'invasion russe, afin de "rétablir la dissuasion et assurer la défense au cours de la décennie à venir", selon Downing Street.

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a "félicité la Turquie, la Finlande et la Suède" pour la signature de cet accord. "Alors que nous commençons ce sommet historique à Madrid, notre Alliance est forte, plus unie et plus déterminée que jamais", a-t-il déclaré.

Les autorités ukrainiennes ont ainsi fait état mardi de plusieurs frappes meurtrières contre des civils, notamment à Lyssytchansk, ville jumelle de celle de Severodonetsk, située dans une poche de résistance ukrainienne stratégique dans le bassin du Donbass. Ce bombardement est "l'un des actes terroristes les plus éhontés de l'histoire européenne", a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en demandant que la Russie soit désignée comme "État parrain du terrorisme" après cette frappe sur "une ville paisible". Lors d'une intervention en direct mardi soir devant le Conseil de sécurité de l'ONU, il a suggéré l'envoi d'une commission d'enquête et réclamé une nouvelle fois que la Russie soit expulsée de son siège permanent. "Le cycle de la mort, de la destruction doit cesser. Pour le bien de l'Ukraine, de la Russie et du monde entier", a plaidé en début de réunion la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo.