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L’âme bulgare resplendit au concert de Noël à l’École européenne de Bruxelles

mardi, 23 décembre 2025, 16:00

L’âme bulgare resplendit au concert de Noël à l’École européenne de Bruxelles

L’âme bulgare resplendit au concert de Noël à l’École européenne de Bruxelles

PHOTO : Facebook/ Théodora Yanéva

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Pépa Zapryanova : "L’esprit de l’enfant s’affirme au contact de la musique folklorique – cette histoire inédite de la Bulgarie"

A quelques heures des vacances de Noël dans la plus grande école européenne à Bruxelles IV, le concert de Noël, donné par les disciples de la section bulgare, a transformé la scène en une véritable célébration de l’âme et des traditions bulgares.

Dans la salle de concert comble, parents, enseignants et élèves de différentes nationalités ont accueilli les prestations des enfants bulgares avec enthousiasme et de longs applaudissements

PHOTO : Daniéla Goléminova

"Ça fait longtemps déjà que nous nous préparons pour cette fête. Toute la classe était très enthousiaste. On brûlait d’impatience. Moi, je suis d’avis qu’il est très important de connaître le folklore et les traditions bulgares, puisque c'est un grand honneur pour chaque Bulgare d'être né dans le plus beau pays qui soit", nous a confié une élève du 6e primaire.

"Les répétitions pour le spectacle nous ont pris beaucoup de temps. C'est agréable d’apprendre des faits captivants sur la Bulgarie. Nous étions très enthousiastes pendant la fête", a ajouté sa camarade de classe.

"Nous nous sommes préparés longtemps et avec du zèle. Parfois avec des rires. Sur scène, c'était génial parce qu'on était prêts. Oui, on était tous émus, parce que certains montaient sur scène pour la première fois, et d'autres sont un tantinet timides", explique un autre jeune Bulgare. "Toutes les classes ont participé activement au programme festif "Les symboles de Noël".

PHOTO : Daniéla Goléminova

"Les enfants se sont en effet pleinement investis. Nous avons répété pendant presqu’un mois, en dehors des cours – pendant les cours d'arts plastiques et de sport. Ils étaient tous très motivés. D’autant plus que le contenu correspondait au programme de littérature. La scène théâtrale qu'ils ont jouée, ainsi que tous les autres morceaux au spectacle, faisaient partie intégrante de leur apprentissage", explique Théodora Yanéva, enseignante et coordinatrice de la section bulgare à l’École européenne.

À l'École européenne de Bruxelles, les enfants sont scolarisés dans des sections linguistiques différentes, reparties par langue et nationalité des élèves. L’objectif de l’école est de former des jeunes polyglottes, mais il est important de savoir que dans chaque section linguistique, y compris la section bulgare, au niveau primaire, les enfants étudient une grande partie des matières dans leur langue maternelle. Cette année, environ 90 enfants bulgares fréquentent la section bulgare de l'École européenne de Bruxelles.

PHOTO : Daniéla Goléminova

"La langue maternelle, notre langue d'origine, constitue le socle sur lequel nous pouvons progresser et apprendre les langues étrangères. Si nous ne maîtrisons, ne pratiquons pas notre langue maternelle, si nous n'en connaissons pas les règles et la grammaire, si nous ne l'utilisons pas au quotidien, l’acquisition de la grammaire d'une langue étrangère nous sera beaucoup plus difficile.C’est pour cette raison que dans la section bulgare on consacre davantage d’heures scolaires à l’étude du bulgare : la langue et la littérature, ainsi que d’autres matières enseignées dans cette langue. La culture, les traditions, les coutumes sont indissociables de la langue maternelle et de l’apprentissage. Dans cet environnement multiculturel et multilingue, les enfants préservent leur identité et se sentent Bulgares : ils savent qui ils sont, d’où ils viennent. Du moment qu’on reconnaît son identité, qu’on se définit soi-même, qu’on maîtrise sa langue maternelle, les portes de l’univers sont toutes grand ouvertes.Vous-même, vous avez été témoin qu’au concert de nombreux enfants des sections anglaise et française étaient impatients d'y assister. Ils avaient été invités et sont venus précisément parce que c'est comme ça que ça marche ici : on communique ses us et coutumes les uns aux autres. Et notamment cet échange de langue et de culture rend cette communauté tellement précieuse", dit en résumé l’enseignante Théodora Yanéva.

PHOTO : Facebook/ Radostina Géorgieva

Invités d'honneur à cette célébration de Noël, les membres de la chorale folklorique "Trépetlika" de Bourgas, présidée par la cheffe d’orchestre Pépa Zapryanova, ont une fois de plus démontré, grâce à un riche répertoire à la sonorité authentique, que la chanson folklorique bulgare touche et unit les peuples, par-delà les frontières et les langues.

"En tant que professeure de musique, j'ai toujours affirmé que l'éducation musicale et l'attitude que les enfants adoptent envers l'art folklorique contribuent à leur spiritualité et à leur culture personnelle. Peu importe où ils se trouvent – en Bulgarie ou à l’étranger, l’âme de l’enfant est façonnée par la musique folklorique, car elle porte le message de nos ancêtres que nous devons garder précieusement. Rien de mieux qu'une chanson folklorique, qui est en réalité l'histoire inédite de la Bulgarie – nos traditions vivantes, nos coutumes et tout ce que nos enfants peuvent apprendre, à la fois de leurs mères et grands-mères, et de nous, les pédagogues en musique", partage avec nous ses convictions la cheffe d’orchestre Pépa Zapryanova.

Édition : Daniela Goléminova

Version française : Ivan Batalov