Folklore

Actualité

La banitsa bulgare, un fleuron de la cuisine nationale

La banitsa bulgare, le fleuron de la cuisine nationale

La banitsa bulgare, le fleuron de la cuisine nationale

PHOTO : marmiton.org

Taille de la police

"Pourvu que vous osiez la préparer, cette spécialité bulgare au fromage, prête en 30 minutes, va détrôner votre quiche au dîner" – le commentaire à propos de la banitsa (feuilleté au fromage) bulgare est tiré du guide culinaire français Marmiton, considéré comme la "bible culinaire" des Français. Ce plat traditionnel chez les Bulgares s’est imposé comme la nouvelle star de la table pour une nation, célèbre pour sa culture gastronomique, dans le pays, berceau des croissants moelleux. La banitsa séduit les Français car elle est croustillante à souhait et extrêmement appétissante, surtout quand elle est servie chaude. Une excellente alternative à la quiche traditionnelle, elle "convient aussi bien au dîner qu'au petit-déjeuner", écrivent les experts culinaires de la publication en ligne Marmiton.

PHOTO : Chef Pényo Ivanov - archives personnelles

L'article décrit le feuilleté au fromage comme un plat familial qui se prépare en une trentaine de minutes, de confection très facile. Il est recommandé de la servir avec une salade, un yaourt ou un café fort. En plus de la recette détaillée, étape par étape, l'article évoque également les traditions qui confèrent à la banitsa une place importante dans la cuisine bulgare. Le contenu, publié sur la page Facebook de Marmiton, est consulté par plus d'un million de visiteurs et il a suscité des centaines de réactions sur les réseaux sociaux. Les commentaires d’utilisateurs de différents pays des Balkans, soulignent que ce plat présente de nombreuses variantes et porte différents noms dans la région. Cependant, nos compatriotes défendent fermement la position que la banitsa est un plat exclusivement bulgare et ne correspond ni au burek ni au gözleme, présents comme alternatives chez nos voisins des Balkans.

PHOTO : Chef Pényo Ivanov - archives personnelles

"La dénomination banitsa nous appartient – le chef Pényo Ivanov est formel dans son affirmation. Le territoire des Balkans n’est pas énorme, de sorte qu’il y a quelques noms différents, désignant des produits d'apparence similaire. Alors, il faut tirer notre chapeau aux Français qui ont soulevé ce sujet, car c'est un précieux cadeau, un compliment pour nous.Concernant la qualité de "capitale européenne de la gastronomie" qui est fréquemment attribuée à Sofia, je pense que beaucoup de chefs bulgares, moi y compris, on fait de la bonne cuisine. Nous continuons la tradition à cuisiner avec des produits de qualité, les plats préparés selon des recettes bulgares sont inéluctablement délicieux. Ce n'est un secret pour personne que la banitsa, préparée avec de bons ingrédients, a un fameux goût. En l’occurrence, il s’agit non seulement du fromage, les œufs, le beurre et la farine, mais aussi d'autres composantes de bonne qualité.Le secret de l’excellente saveur, c’est la richesse de notre terre en minéraux, qui apportent le goût nuancé des légumes, des fruits, des épices, etc. – ce n'est pas un hasard si Sofia est considérée comme le paradis des gourmets en Europe.

PHOTO : Chef Pényo Ivanov - archives personnelles

Pényo Ivanov a visité la France à plusieurs reprises. Il s’y est rendu à plus d’une édition du Festival des Saveurs de Strasbourg et au bazar culinaire Orient Express des Saveurs.

PHOTO : Chef Pényo Ivanov - archives personnelles

"Nous autres, habitants des villes, nous connaissent principalement un seul type de banitsa – au fromage et aux œufs – et, exceptionnellement, on prépare la banista à la citrouille ou le strudel, en guise d’alternative sucrée à la banitsa classique. Sauf qu’en Bulgarie, les banitsa ne se limitent pas à cela, il existe d'autres variantes : des banitsa aux légumes-feuilles, aux fruits variés, et tout ce que vous pouvez imaginer.

C’est précisément en cela que se résume le génie culinaire bulgare. J’ai toujours admiré la capacité des Bulgares d’autrefois à utiliser tout ce que la nature leur offrait pour concocter des mets appétissants. Grâce à notre initiative "Table de toutes les couleurs", qui nous fait parcourir la Bulgarie pour participer à des foires et des expositions, j'ai découvert toutes sortes d'inventions culinaires originales. Par exemple, il y a une qui m'a particulièrement impressionné, le tsravnik de la région de Blagoevgrad, encore une banitsa, mais celle-ci farcie d'abats d'agneau – un plat servi chaud. Ce qui confirme la règle que les gens utilisaient tout ce qui était produit dans leur région. On respecte deux principes majeurs : la régionalisé et la saisonnalité, c'est-à-dire qu’on met à table tout ce qui pousse dans le jardin, et il en va de même pour la banitsa. Il faut témoigner du respect à ce site web français qui met en lumière la Bulgarie et la banitsa, un plat tellement simple à cuisiner", déclare Penyo Ivanov, qui se penche sur les traditions culinaires et la banitsa, intimement associée à la famille et à l’hospitalité bulgare.

Édition : Éléna Karkalanova

Version française : Ivan Batalov