Législatives : La formation d’un gouvernement devient de plus en plus probable

Le dernier jour où les partis et les coalitions pouvaient enregistrer les listes de leurs candidats aux législatives anticipées du 11 juillet est passé. 18 partis et 9 coalitions ont été enregistrés. Quelles sont les hypothèses pour la formation d’un gouvernement régulier après les élections est une question à laquelle nous cherchons des réponses auprès du sociologue Parvan Siméonov, l’analyste financier Svetozar Gledachev et le journaliste Ilhan Anday. Les trois points de vue ont en commun la conclusion qu’un gouvernement pourra être formé – à cause des accusations américaines contre l’actuel modèle politico-économique, ou suite aux amendements du Code électoral adoptés par la 45e législature de l’Assemblée nationale en vertu desquels le vote à l’étranger devient de plus en plus important pour la mise en place et la réalisation d’un nombre suffisant de mandats en mesure de garantir la constitution de formules gagnantes de coalitions.

La levée des restrictions sur le nombre des bureaux de vote à l’étranger possède le potentiel d’aider le MDL mais ne garantit pas un succès électoral décisif car une partie des électeurs de ce mouvement sont déçus et ne pourraient lui donner son soutien de nouveau que très difficilement.

„De nombreux électeurs qui on voté pour DOST ne pourront retourner au MDL que très difficilement car une grande partie d’entre ont une confiance aveugle dans Erdogan et ils se sentent quelque peu trahis mais il reste encore un mois pour leur expliquer quel est le prix de ce retour en arrière“ – explique le journaliste Ilhan Anday, propriétaire d’un site d’infos dans le pays, dans un commentaire sur la visite du leader du MDL Mustafa Karadayi chez le président turc. Il a été annoncé après cet entretien qu’Erdogan continue à croire dans un possible partenariat du MDL au profit du GERB.

En plus des bons résultats électoraux du MDL le mandat de courte durée de la 45e législature de l’Assemblée nationale a frayé le chemin des partis de la contestation pour de meilleurs résultats car ils ont profité non seulement des amendements au Code électoral et des possibilités de poursuivre leur campagne électorale au cours des séances plénières du parlement et des réunions des commissions parlementaires – est persuadé le sociologue de l’agence « Gallup » Parvan Siméonov. En ce qui concerne le coup venant des USA porté à Delyan Péevski en tant que facteur de la vie politiques dans le pays, Siméonov résume :

„Il est possible que Péevski exerce une influence plus grande sur le GERB car les électeurs se diront que le pouvoir a fait des erreurs et qu’il en subira les conséquences. Bien sûr, le GERB possède toujours un de ses forts atouts permanents – ils peuvent tranquillement dire que les personnes mentionnées par les USA comme Vassil Bojkov et Alexandre Manolev sont déjà poursuivies par eux-mêmes ».

La nécessité de constituer une majorité parlementaire durable susceptible de donner son soutien à la formation du prochain cabinet régulier peut être discernée dans la volonté de l’actuel modèle politique de résister à l’érosion sérieuse en permettant qu’il ne soit démantelé que partiellement.

„La raison en est que les parties touchées à l’aide d’autres partis politiques se préparent à faire tout ce qui est possible pour éviter l’effet domino“ – est convaincu l’analyste financier Svetozar Gledachev. – „On calcule que la corruption dans le pays est d’un montant de 10 milliards euros par an et que ces ressources sont déjà distribuées et qu’elles sont attribuées à certains des partis neufs, pas à tous, a des partis de leaders pour des frappes sur le premier et, éventuellement, le deuxième groupe de firmes sans pour autant en arriver à dévoiler toutes les firmes et personnes concernées“.

Edition: Yoan Kolev sur la base d’’interviews de Ludmila Jelezova et Silvia Velikova

Version française Vladimir Sabev

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