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Avec Vyacheslav Stoyanov, sur deux roues à travers le monde

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Photo: Archives personnelles

Vous rêvez de faire le tour du monde, mais tout d’abord vous devez terminer vos études, faire carrière et devenir riche. Et aussi, les enfants doivent d’abord grandir. Laissez tomber, ce sont des obstacles que vous vous posez vous-même pour transformer vos rêves en illusions irréalisables. Et si vous tourniez le dos à toutes les conventions ! Distribuez vos biens, pour n’avoir rien à emporter dans des valises, videz votre tête et lancez-vous à l’aventure !

C’est ce que Vyacheslav Stoyanov (Slava), un jeune Bulgare originaire de Crimée a fait pour commencer une nouvelle vie à travers le monde, sur son vélo.

« Le vélo, c’est ce qui a de mieux pour faire le tour du monde. Il rend libre : tu peux t’arrêter quand et où tu veux, tu peux conduire sur les passages piétons, l’emporter dans un avion ou dans un bus », raconte Slava. C’est ainsi qu’il a traversé 70 000 km de par le monde ! Une partie de ces voyages sont directement liés à la cause de la défense de l’environnement, comme son tour des pays riverains de la mer Noire et de la mer Méditerranéenne. « La mer appartient à tous. Si un des pays limitrophes pollue, tous les autres pays sont affectés par la pollution de l’eau. C’est pourquoi tous les Etats qui partagent les eaux maritimes doivent unir leurs efforts », explique Slava.

Les roches de BelogradtchikVyacheslav Stoyanov raconte son voyage dans le bassin de la mer Noire : 

« Je suis parti avec l’idée que ce sera une mission de recyclage des déchets. Mais j’ai vite compris que c’est trop tôt pour ce genre d’initiatives, les gens sont encore loin d’avoir compris l’importance du recyclage. Avant tout, nous devons changer la manière de penser des gens, pour qu’ils deviennent conscients de l’importance de la préservation de l’environnement naturel. Il ne faut pas rester là, en attendant que quelqu’un d’autre fasse le travail, nous devons transformer nous-mêmes nos habitudes. Si nous changeons nous-même, la planète sera plus propre ».

Slava raconte qu’il voyage souvent seul, car peu sont prêts à quitter le confort domestique pour partir à l’aventure. Mais sur le chemin, il rencontre des gens qui le rejoignent. Ce sont les meilleurs moments du voyage, dit-il, car on partage l’aventure avec les autres.

« Quand on arrive dans un pays étranger, la règle numéro 1 c’est de faire profil bas, ne pas avoir trop de prétentions. Une autre règle c’est de rester toujours positif, quoi qu’il se passe. Lorsqu’on reste souriant, on attire les choses positives ».

Récemment, il est revenu d’un voyage de deux mois au Népal. Il nous fait part de ses impressions de ce coin du monde que les gens visitent souvent pour se ressourcer spirituellement.

« Je n’ai pas beaucoup vu de la dimension spirituelle du Népal, dit-il franchement. Le Népal est devenu très touristique et les touristes changent la manière de penser des gens du pays. Tout devient du business. Nous avons essayé de vivre parmi les habitants locaux, de comprendre leur manière de penser, leurs habitudes, leur culture. J’ai compris que pour eux, l’égo humain c’est ce qu’il y a de plus néfaste. Les gens n’aiment pas mettre en avant leur égo, car ils ne veulent pas paraître plus qu’ils ne sont. La plupart des gens vivent dans la pauvreté et ne se plaignent pas. En deux mots, je n’ai pas était témoin une seule fois à une réaction négative. »

A peine retourné de son voyage, le jeune homme se lance dans les préparatifs du prochain. Cette fois-ci il s’agit d’une aventure de deux ans : en juin dernier il est parti d’Alaska et il lui reste encore 60 000 km à parcourir, à travers l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Une fois de plus, c’est la cause de la défense de l’environnement qui sera au cœur du périple.

Version française : Miladina Monova
Crédit photos: Archives personnelles

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