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Guerre en Ukraine : "Tant qu'elle aura des missiles, la Russie continuera de frapper!"

Photo: president.gov.ua

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que son peuple tiendrait bon face aux attaques russes, qui provoquent régulièrement des coupures massives d'électricité et d'eau alors que les températures hivernales s'installent. "Les Ukrainiens ont vécu des choses vraiment terribles. Et malgré tout, ils ont conservé la capacité de ne pas se soumettre et leur amour de la liberté. Autrefois, ils voulaient nous détruire par la faim, aujourd'hui par l'obscurité et le froid", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram. "Nous ne pouvons pas être brisés", a-t-il lancé. Plusieurs dirigeants européens ont fait le déplacement samedi à Kiev pour les commémorations de l'Holodomor, que l'Ukraine considère comme un "génocide".

Volodymyr Zelensky est d’avis que la nouvelle stratégie de Moscou visant à plonger l’Ukraine dans le noir n’affaiblirait pas la détermination de son pays. « C’est une guerre de force, de résilience, il s’agit de savoir qui est le plus fort », a-t-il déclaré, dans un entretien au Financial Times.

En attendant, l’Ukraine a engrangé de nouvelles promesses de soutien, à commencer par la France. "Je vous annonce aujourd'hui une contribution supplémentaire de 6 millions d'euros pour le transport et la distribution par le Programme alimentaire mondial de céréales d'Ukraine à destination du Yémen et du Soudan", a annoncé Emmanuel Macron dans une vidéo." Nous avons choisi d'agir en solidarité avec les pays les plus vulnérables. La Russie, quant à elle, continue d'instrumentaliser la faim comme moyen de pression et l'alimentation comme arme de guerre", a-t-il indiqué dans son message.

L’Union européenne doit valider son embargo du pétrole russe le 5 décembre prochain, entre autres mesures visant à tarir les recettes de l’État russe et le financement de la guerre en Ukraine. Les pays du G7 ont aussi décidé d’un plafond du prix d’achat du brut russe. Mais ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un prix qui causerait du souci à Poutine sans pour autant aggraver la crise dans les pays occidentaux. Justement, le président russe a mis en garde contre de "graves conséquences" en cas de plafonnement du prix du pétrole russe, alors que les pays favorables à une telle mesure doivent bientôt annoncer leur décision. "De telles actions vont à l'encontre des principes des relations commerciales et vont très probablement aboutir à de graves conséquences pour le marché énergétique mondial", a déclaré Vladimir